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Test : Diablo 3 sur PC

 
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ericnouveau
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MessagePosté le: 22.05.12 16:29    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant


Premier aspect du jeu à avoir déchaîné les passions, les graphismes du jeu ont provoqué un tollé lorsque les premières images ont filtré sur le net. Moins sombres, plus colorés que ceux des deux premiers opus, les décors ont fait craindre aux afficionados le pire. On murmurait déjà que le gothique Diablo s’était transformé en un cartoon à la World of Warcraft…

Pas d’inquiétudes néanmoins ! Après quelques minutes de jeu, le joueur s’apercevra que les deux univers n’ont rien en commun. En dépit de son lissage graphique, le titre reste toujours sombre et tourmenté. Les cadavres, squelettes et autres viscères monstrueuses sont toujours présentes. Un soin particulier a été apporté aux décors intérieurs comme extérieurs qui brillent tant par leur diversité que par leur originalité.



Techniquement parlant, les graphismes accusent néanmoins quelques années de retard. De près, certaines textures sont grossières et très polygonées. La patte artistique de Blizzard rattrape néanmoins le coup et ce défaut qualitatif permet même de faire tourner le jeu sur de très petites configurations ! De plus, les déluges pyrotechniques qui saturent vite l’écran auront tôt fait de combler nos pupilles avides.


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MessagePosté le: 22.05.12 16:29    Sujet du message: Publicité

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ericnouveau
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MessagePosté le: 22.05.12 16:29    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant


Là encore, Blizzard a soigneusement bichonné son bébé. Les musiques du jeu sont omniprésentes, prenantes, épiques ou dramatiques… Les doublages s'avèrent eux aussi de qualité et accompagneront le joueur tout au long de son aventure. On notera qu’il est possible d’écouter la lecture de chaque parchemin ou livre au lieu de s’arrêter pour le lire, ce qui permet de ne pas faire de pauses dans une tuerie et de découvrir le background du jeu. Un ajout dont on abusera avec plaisir.


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MessagePosté le: 22.05.12 16:30    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant


Diablo se devait d’être irréprochable sur ce qui reste son fer de lance, à savoir une jouabilité instinctive et une interface épurée faisant la part belle au dynamisme du titre. Pour ce faire, Blizzard a savamment appris des apports de l'opus précédent, sorti voilà déjà douze ans. Ainsi, une barre de sorts semblable à celle des MMORPG fait son apparition.

Outre ses deux attaques principales, le joueur possède quatre techniques secondaires, bien plus couteuses en ressources mais ô combien plus efficaces. Chacune des cinq classes de personnage (barbare, féticheur, sorcier, moine et chasseur de démon) dispose en effet d’une énergie propre, qui se régénère de façon particulière. Le sorcier par exemple, grand consommateur de son énergie arcanique, verra sa jauge remonter automatiquement. Le barbare en revanche, tirera sa fureur des coups qu’il encaisse ou porte à ses ennemis, ce qui le forcera à rechercher le combat plutôt que la fuite pour déployer des techniques puissantes.

L’évolution des personnages a été également révisée. Après avoir gagné suffisamment d’expérience, l’avatar du joueur monte de niveau, ce qui lui confère de nouveaux points de caractéristiques automatiquement répartis et débloque de nouveaux sorts. Fini les répartitions de points fastidieuses des premiers Diablo, ici tout est immédiat, presque trop simple. Les passionnés regretteront cette « casualisation » du titre, qui interdit les créations de personnages atypiques aux pouvoirs démentiels créés avec une répartition de points étrange !


D’ailleurs, il n’est plus possible de «rater » la création d’un héros en ne sélectionnant que des sorts peu efficaces. Toutes les techniques se débloquent au fur et à mesure de la progression et le joueur n’a plus qu’à sélectionner son favori pour l’utiliser. Il est donc possible de changer de style de jeu à chaque instant et de métamorphoser son barbare résolument défensif vers un personnage plus offensif en quelques clics !



Chaque sort dispose d’ailleurs de 6 runes, qui permettent d’en varier les effets. Elles sont également débloquées lors de la montée de niveau. Il vous sera donc possible de décupler la puissance des éclairs de son sorcier ou de faire exploser les ennemis décédés pour créer une chaîne de destruction parmi les adversaires ! Chaque joueur peut donc configurer sa classe à sa guise pour l’adapter à son style de jeu… ou à un groupe de monstres trop coriaces qui nécessite un changement radical de stratégie !






Concrètement, qu’est-ce que cela donne ? Diablo est fidèle à sa réputation et met à rude épreuve les souris des joueurs. Il faut marteler, encore et encore les boutons, esquiver les groupes de monstres et déchaîner les enfers sur eux avant qu’ils ne nous acculent dans un angle d’où l’on ne ressortira jamais ! Une fois les ennemis vaincus, il faut se jeter sur leurs cadavres frémissants et en extirper or et objets magiques qui amélioreront notre héros, déjà prêt à repartir au combat...

Le jeu, plutôt facile en difficulté normale, laisserait presque penser que l'éditeur a succombé aux sirènes des casuals. Pauvre fous ! Haussez seulement le niveau d’un cran et vos personnages deviendront brusquement de fragiles feuilles de papiers que des armées de démons se feront un plaisir de déchirer. Les modes de difficultés supérieurs se révèlent être un véritable challenge, même pour les joueurs les plus aguerris ! Quant aux suicidaires, ils pourront toujours se tourner vers le mode Hardcore, qui n’autorise aucune mort lors de l’aventure, sous peine de la recommencer depuis le début !


Des bémols subsistent cependant. A l’instar de Starcraft II, l’éditeur a fait une croix définitive sur le mode LAN. Toute les parties de Diablo se jouent désormais en ligne, y compris les aventure solo, qui sont hébergées sur les serveurs officiels. Fini les clics frénétiques en TGV ou en avion, il est désormais nécessaire d’être connecté en permanence à Internet pour savourer les aventures dans le monde de Sanctuaire. Cela veut également dire que les connections les moins puissantes peuvent éprouver quelques latences et autres désagrément lors du jeu…





L’hôtel des ventes risque également de déplaire à certains joueurs. Tous peuvent en effet mettre aux enchères les objets collectés en cours de partie, que d’autres achèteront pour renforcer leurs personnages. Là où le bât blesse, c’est qu’il sera sous peu possible d’acheter ces items contre de l’argent réel, donnant ainsi aux plus fortunés des facilités assez conséquentes…


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MessagePosté le: 22.05.12 16:30    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant


Légèrement plus courte que celle de ses prédécesseurs, l’intrigue principale s’étend sur environ 30 heures. Une durée de vie quadruplée, voir quintuplée par la rejouabilité qu’offre des donjons aléatoires et la recherche d’items rares et surpuissants en massacrant des hordes de monstres.


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MessagePosté le: 22.05.12 16:31    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant


Si Diablo demeure jouable en solo, il est d’autant plus savoureux en multijoueur. Jamais rejoindre ses amis n’a été aussi facile grâce au nouveau portail, Battle.net. En un clic, il est possible de combattre les hordes démoniaques aux côtés d’un autre joueur. Jusqu’à quatre personnages peuvent combattre ensemble un nombre de monstres proportionnel à la puissance du groupe. De quoi s’éclater entre potes lors de nuits interminables !

On déplorera toutefois l’absence du mode arène. Promis par Blizzard, l’affrontement entre joueurs n’aura finalement pas été implanté avant la sortie du jeu et rejeté à une future mise à jour… Rien qui empêche réellement de savourer l’aventure principale, mais le retard d'une pareille nouveauté reste dommageable.


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MessagePosté le: 22.05.12 16:31    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant

On l’attendait avec impatience, il ne déçoit pas. Diablo III s’impose comme la référence du hack’n slash, l’un des meilleurs titres de l’année et le digne successeur de ses illustres aînés.

Bien sûr, la copie n’est pas parfaite, mais le jeu reste excellent, voire immanquable. A condition que vous n'ayiez pas de projets professionnels importants, une femme, des enfants...
Un titre délicieusement chronophage !


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MessagePosté le: 23.05.12 01:15    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant



A une époque où les suites de grosses franchises sont déployées en quelques mois à peine et où les serveurs en ligne des anciennes versions sont discrètement fermés pour faire place à la nouvelle vague, Diablo II fait un peu office d'énorme exception avec ses douze ans de règne sur la toile. S'il est toujours plus facile de trouver une partie sur le légendaire hack and slash que sur les trois quarts de jeux "triple A" sortis ces dernières années, il était tout de même temps de passer le flambeau avec un nouvel épisode toujours signé Blizzard Entertainment. Tour à tour demandé, conspué, supplié ou critiqué, Diablo III est bel et bien sorti cette semaine et il est temps de vous donner notre avis sur ce troisième épisode de l'une des franchises les plus puissantes du jeu vidéo.
Stay a while and listen...

Si onze ans nous séparent de la sortie de Diablo II : Lord of Destruction, ce sont en fait vingt années qui se sont écoulées depuis nos dernières aventures dans le monde du Sanctuaire au lancement de Diablo III. Le gros rouge et ses frangins terrassés et la Pierre-Monde démolie, le monde des Hommes semble bien parti pour profiter encore longtemps de la paix dont il profite depuis la dernière tentative d'invasion démoniaque. C'est sans compter sur l'intrépide (et un peu rouillé) Deckard Cain qui cherche encore et toujours à prouver sa prophétie de la fin des temps en fouinant dans de vieilles ruines mal famées, comme celles de la fameuse cathédrale maudite de Tristram. Cette entrée par effraction en compagnie de sa nièce Léah - un nouveau personnage que l'on pourrait considérer comme l'Imoen de la série Diablo - tourne vite au vinaigre lorsqu'une mystérieuse étoile se ramasse depuis les cieux directement dans le bâtiment où s'étaient déroulées jadis nos aventures de Diablo premier du nom. Il n'en faut évidemment pas beaucoup plus, même si la subite invasion de morts-vivants a dû aider aussi, pour attirer des aventuriers courageux venus des quatre coins du monde et lancer un nouvel affrontement pour la survie du Sanctuaire.

Comme en 1996, l'aventure de Diablo III commence évidemment par une sélection de classe tout à fait classique. Le Barbare fait son grand retour depuis Diablo II et se retrouve accompagné de quatre petits nouveaux : le Féticheur, le Chasseur de Démons, le Sorcier et enfin le Moine. Pas besoin d'avoir fait une licence d'heroic fantasy pour déjà identifier les rôles de chacun dans ce roster haut en couleurs qui manque peut-être un petit peu de folie. A noter pour les fans de la série qu'il est possible pour la première fois en trois épisodes de choisir le sexe de son personnage, même si la personnalisation n'ira hélas pas plus loin que ça. Peu importe, l'important dans un Diablo n'est pas la couleur des yeux de votre avatar mais plutôt la qualité de la hache à deux mains qu'il fait tournoyer au combat. Et comme chacun sait, le meilleur moyen de trouver de l'équipement de bonne qualité dans le monde du jeu vidéo, c'est d'aller tabasser des monstres qui n'ont rien demandé à personne jusqu'à ce que l'un d'entre eux se décide à en faire tomber par terre.

Click them all

Nous voici donc de retour dans les environs de Tristram pour cliquer, cliquer et encore cliquer sur nos ennemis jusqu'à ce que mort s'en suive. Le gameplay synthétique et souvent moqué de la série n'a donc pas énormément changé même si l'apparition d'une barre de raccourcis très proche de celle que l'on trouve dans la plupart des MMORPG nous informe qu'il nous sera désormais demandé d'utiliser autre chose que notre souris pour semer la mort et la désolation. Il faut dire que le système de compétences de Diablo III a en fait bien évolué depuis la dernière fois et que le jeu de Blizzard nous encourage désormais à utiliser un éventail un peu plus large de pouvoirs pour nous en sortir. Avec son arbre de compétences où l'on distribuait des points obtenus à chaque niveau, Diablo II était vite devenu une chasse au template ultime où l'on ne développait en fait que deux ou trois compétences différentes au maximum en ignorant complètement le reste des possibilités offertes à notre personnage. Cette recherche de l'efficacité à tout prix avait donné un côté très perfectionniste au développement d'avatar du hack and slash lors des parties en ligne, une orientation dont Blizzard a cherché clairement à s'éloigner doucement mais sûrement avec Diablo III.

Les arbres de compétence, c'est du passé ; le héros de Diablo III obtiendra ses nouveaux pouvoirs automatiquement et de manière prédéfinie à chaque fois qu'il gagnera un niveau. La volonté de créer un template parfait est toujours présente mais plus réservée aux esthètes : il est possible d'équiper, d'essayer puis de changer complètement toutes nos compétences à n'importe quel moment sans aucune limitation. Enfin, la personnalisation et le renforcement des pouvoirs ne passe plus par l'investissement de points de talents durement gagnés mais plutôt par le choix d'une rune, obtenue elle aussi automatiquement au fil des niveaux, qu'il nous faudra choisir pour chacune de nos compétences. Vous voulez faire des gros dégâts de zone avec votre attaque Hammer of the Ancient ? Alors utilisez la rune Rolling Thunder qui cause des vagues de dégâts sur plusieurs mètres devant vous. Vous préférez modifier ce pouvoir pour en faire un tueur de monstre unique ? La rune Smash vous tentera sûrement avec son augmentation exponentielle des dégâts au coût de l'aire d'effet. Chacune des nombreuses attaques du jeu hérite de cinq runes différentes qui permettent d'influencer de la sorte, et parfois même de manière encore plus prononcée, les effets ou le rôle de nos aptitudes favorites.

Tous nés sous la même étoile

Derrière ce système qui sonne plutôt bien sur le papier se cache sans doute l'un des plus gros problèmes de Diablo III ; l'apathie complète du joueur devant l'obtention de ses nouveaux sortilèges. L'objectif numéro un dans un Diablo n'a pas changé en presque vingt ans, il s'agit toujours de monter en puissance par deux moyens : obtenir de meilleurs objets et de meilleures attaques. S'il est toujours aussi jouissif de mettre la main sur une épée qui brille après un combat particulièrement retors contre un boss ou un monstre unique, l'arrivée de nouvelles compétences dans notre arsenal a du mal a susciter le même émoi qu'autrefois lorsqu'on n'a absolument pas l'impression d'avoir eu le moindre effort à faire pour en disposer. Difficile aussi de se réjouir lorsque l'on gagne un niveau et que l'on est récompensé avec un pouvoir ou une rune qui ne nous intéresse absolument pas. Les gens qui cherchent à créer un template composé d'aptitudes et de runes obtenues très tôt ou très tard dans la progression en niveaux risquent de bien se tourner les pouces entre temps. Difficile de ne pas critiquer l'interface de sélection des skills au passage, puisque Blizzard a essayé de nous rendre tout ça plus "accessible" en forçant l'utilisation de certaines touches pour certains types de pouvoirs. C'est très idiot, et heureusement désactivable grâce à un petit tour dans les options.

L'autre simplification qui fait débat à propos de la personnalisation des avatars de Diablo III concerne la montée en statistiques, qui a abandonné les points à distribuer de Diablo II pour devenir automatique. On avouera être un peu moins gêné par ce changement que par le précédent, d'autant plus qu'il y avait ici une vraie chance de bien se planter pour le grand public, mais ça ne nous empêche pas de regretter le côté expérimental qui existait autrefois dans la conception de personnages de la série. Soyons francs, les vrais templates efficaces de Diablo II n'étaient pas si nombreux, rarement permissifs et encourageaient à un triste conformisme... mais ouvraient aussi la porte à des expérience idiotes et parfois (bon ok, rarement) efficaces pour les joueurs un peu créatifs ou légers. Beaucoup de template devenus "cultes" sont nés de ces expérimentations à tâtons de joueurs qui tentaient de repousser les limites du système d'aptitudes de Diablo II et qui n'auront pas l'occasion d'en faire autant dans sa suite. Parce que les runes permettent de modifier un peu le rôle ou l'approche de notre personnage par rapport à un voisin de la même classe, mais seulement dans les limites prévues par les développeurs. Il en résulte un gameplay plus synthétique, clair et organisé mais beaucoup moins libre. Dommage.

A mort le système

Cette volonté de poser des limites dures à la liberté de personnalisation des personnages vient peut-être de la volonté de Blizzard de créer une vraie synergie de groupe entre les différentes classes de Diablo III. Un hack and slash est toujours plus fun à plusieurs, c'est un fait, mais Diablo III cherche visiblement à bien faire comprendre à chaque membre des alliances en ligne que leur rôle sur le terrain diffère de celui du voisin. Voilà pourquoi un Sorcier finira en petit nuage rouge s'il s'approche un peu trop près de... n'importe qui ou qu'un Barbare se sentira invincible jusqu'à ce qu'il réalise que ses collègues ont tué cinq cent personnes pendant qu'il combattait contre un seul et unique ennemi. Les combat de boss renforcent vraiment cette philosophie puisqu'ils s'éloignent largement de ce que l'on pouvait trouver dans Diablo II pour proposer une expérience à l'architecture un peu plus mécanique mais aussi plus hiérarchisée.

Si le choix du héros qui devait aller tabasser le gros boss se tirait à la courte paille il y a douze ans, c'est parce que cette responsabilité était souvent suivie d'une mort rapide et quasiment inexorable. Ce n'est plus le cas dans Diablo III où chacun aura simplement sa place et son rôle face aux ennemis à affronter en fin d'acte. L'ironie étant que ce côté plus organisé de ces affrontements a tendance à les rendre presque moins inquiétants que certains monstres uniques, parce que la mort a tendance à y avoir des raisons et des origines beaucoup plus claires et moins subites. C'est un style qui rappelle presque certains boss de MMORPG et qui ne plaira sans doute pas à tout le monde. Ce changement demande également une bien meilleure coordination entre les différents membres du groupe, notamment parce qu'il n'est plus possible d'ouvrir un town portal pendant ces affrontements et qu'il faudra donc ressusciter les collègues tombés au combat directement via leur cadavre en plein milieu de la baston. Bref, des boss peut-être un peu plus subtils, mais à la puissance moins écrasante qu'autrefois. Ils sont conçus pour être affrontés en groupe et ça se voit, leur intérêt est tout de suite plus limité en solo.

L'inquiétude que la modernisation de Diablo III s'accompagnerait d'un niveau de difficulté bien moindre qu'autrefois est un autre élément à traiter sous le regard du jeu en groupe. Si la première partie de l'acte I qui composait la bêta-fermée du jeu est clairement d'une facilité déconcertante, la suite du premier chapitre du jeu et les actes suivants se montreront souvent bien plus exigeants, surtout lorsque les ennemis rencontrés ont été tous spécialement conçus pour éliminer notre classe de personnage. Certaines menaces nettoyées sans problème par un Barbare pourront par exemple causer de gros problèmes à un Sorcier, et vice-versa ; l'important étant d'apprendre à reconnaître les ennemis qui vont nous pourrir la vie et ceux qui ne serviront qu'à nourrir notre appétit meurtrier.

L'appréhension d'une rencontre difficile a tout de même bien changé depuis Diablo II grâce aux modifications du système de potions de vie, qui sont devenues des objets vraiment réservés aux situations d'urgence et dont on ne pourra jamais abuser à cause d'un temps de recharge assez long. Impossible de devenir temporairement un demi-dieu indestructible en s'enfilant deux cent quarante litres de potions comme il y a douze ans et, si c'est très critiqué par certains vétérans, quelque part ce n'est pas plus mal. L'apparition d'orbes de vie après le décès des ennemis nous oblige à tuer pour survivre et donne beaucoup plus d'importance au placement et aux déplacements lors des batailles les plus ardues. Chacun son truc, mais s'en tirer sur le fil grâce à un saut de Barbare millimétré sur un orbe de vie nous parait largement plus épique que de mitrailler la touche pour s'enfiler des analgésiques. Quant à l'abandon des potions de mana, elle est compensée par l'utilisation de systèmes de ressources divers, variés et rapidement rechargés pour chacune des classes jouables. Globalement, on sent tout de même que l'ensemble du jeu, d'un point de vue mécanismes et difficulté, a été réorienté pour être accessible au plus grand nombre, surtout en mode normal.

L'Enfer c'est les autres

La recharge rapide du mana chez le Féticheur ou les attaques spéciales gratuites du Moine ou du Barbare ont beau avoir généré des regards indignés de mépris chez certains anciens, il n'empêche que le système de jeu de Diablo III est d'une efficacité absolument redoutable une fois la souris en main. Des sacrifices ont été faits, certains regrets sont bien présents, mais lorsqu'il s'agit de massacrer le bouton gauche de notre souris, c'est chez Blizzard que ça se passe et un point c'est tout. Le confort dans la brutalité saine du jeu nous rappelle à quel point tous les prétendants au titre doivent se contenter de regarder le maître à l'oeuvre depuis le peloton en espérant vainement de la rattraper ; toutes les prétentions, argumentations et pseudo-rebellions militantes n'y changeront rien et s'amoncèlent encore indifféremment au pied du trône : il n'y a de la place que pour un seul roi dans le milieu du hack and slash. Si c'est de l'XP, du loot et de la baston que vous cherchez alors prenez une place près du feu.

Pour rester dans le chapitre des modernisations plutôt bienvenues, on a du mal à croire que quelqu'un trouve à redire à la gestion facilitée de l'équipement dans l'inventaire ou aux changements apportés au sacro-saint town portal. D'autres modifications diviseront peut-être un peu plus les foules, comme l'arrivée des artisans en ville, qui se chargement de remplacer à la fois le gambling d'autrefois et le cube horadrim de Diablo II. Une visite chez le joaillier nous permet par exemple de convertir les différentes gemmes ramassées au fil de nos aventures avant de les sertir dans notre équipement ou au contraire d'extraire un bijou engoncé dans une arme devenue obsolète. Le forgeron, de son côté, pourra détruire les objets magiques qu'on lui donnera pour générer des ingrédients spéciaux à utiliser dans ses recettes afin de recréer un équipement plus à notre goût. Mine de rien, les boutiques de ces deux PNJ deviennent des rendez-vous de choix à chaque retour en ville et permettent enfin d'avoir une gestion un tant soit peu active de l'argent dans un Diablo.

Pour petits, grands et moyens castors

Mais toutes les remises au goût du jour n'ont pas forcément fait mouche dans Diablo III et l'on a par exemple pas mal de choses à reprocher à la narration du jeu de Blizzard. Rien à redire au niveau des doublages bien sûr, le studio a toujours su s'entourer à ce niveau-là, mais l'architecture de notre nouvelle aventure dans le monde du Sanctuaire a perdu pas mal de sa subtilité d'autrefois pour devenir un brin plus stéréotypée et surtout très prévisible. On regrette ainsi les personnages caricaturaux qui ne peuvent s'empêcher d'apparaître ou d'intervenir à droite à gauche pour nous rappeler à quel point ils sont méchants, pourquoi leur super plan est vraiment trop super et nous dire que l'on perd vraiment notre temps à essayer de les contrer parce qu'être méchant c'est clairement beaucoup mieux que d'être gentil. Bref, on a l'impression d'être dans un mauvais comics ou un film d'action bas du front alors que la série nous avait habitués à une approche un brin plus humble d'une trame plus intéressante qu'on pourrait le croire. Pour beaucoup, cette critique n'aura que peu d'importance vu qu'on reste dans un hack and slash mais ça ne nous empêche pas de regretter ce remplacement du gothique par une orientation "épique" tellement générique.

On sent également que Blizzard a voulu faire un rappel complet des évènements précédents pour les nombreux joueurs qui prennent le train de la série en route, causant pas mal de redites pour les fans de la première heure. De nombreux journaux ramassés au détour des combats nous raconteront ainsi pas mal d'évènements passés dont on a en grande partie déjà entendu parler et l'on visitera aussi de nombreux endroits déjà croisés par le passé. On était plutôt content de revoir Tristram en début de partie, mais était-il vraiment indispensable de nous coller encore un Acte II en plein désert ? Heureusement, la densité des quatre chapitres du jeu (même si le dernier est un peu plus court une fois de plus) et surtout la variété des zones traversées dans chacun d'entre eux permet de ne jamais trop se lasser des environnements. Le bestiaire pourrait hériter du même compliment, puisque les monstres sont nombreux et qu'un bon nombre d'entre eux héritent de compétences ou comportements particuliers qui les rendent uniques. Leur design sort en revanche assez rarement de l'ordinaire et l'on aurait bien du mal à reconnaître la majorité des monstres tabassés ces derniers jours si on les croisait dans une ruelle pendant la nuit.

En ligne de mire

Mais attendez une seconde... le design graphique de Diablo III n'était pas censé être un gigantesque scandale qui causerait la fin de l'univers tel qu'on l'a connu jusqu'ici ? Eh bien non. Les drames de l'Internet qui ont suivi le développement du jeu pendant un bon moment - avant que leurs auteurs soient distraits par l'organisation de manifestations équivalentes sur la non-fin de Mass Effect 3 - auront finalement été largement exagérés de ce côté-là même s'il est indéniable que le look de Diablo III n'a plus grand-chose à voir avec celui des origines de la série. Le passage à la 3D intégrale s'est fait à ce prix et si l'on avouera clairement ne pas être fan de l'apparence hypertrophiée collée à la plupart des boss, Blizzard s'en est globalement bien tiré et nous a même pondu des décors assez incroyables dans l'ensemble. L'attention aux détails portée à toute la partie visuelle est typiquement Blizzard-ienne et il ne faut pas s'étonner de voir le chaos généré par notre personnage s'animer en harmonie avec la destruction aléatoire des décors ou la dislocation des corps de nos victimes. Simple dans son exécution, la violence de Diablo III en est presque poétique dans sa démonstration. Comme d'habitude avec le développeur, le moteur du jeu s'efforce en plus d'esquiver certaines des dernières technologies à la mode afin d'être relativement à l'aise même sur des machines modestes.

Autre sujet, autre indignation bruyante ; l'arrivée de la maison des enchères dans Diablo III a elle aussi soulevé les foules depuis son annonce. Cet établissement virtuel semblable à ceux que l'on peut trouver dans la plupart des MMORPG permet effectivement de s'offrir le dernier équipement à la mode en déboursant les pièces d'or ramassées durant nos aventures... ou de l'argent bien réel, sachant que Blizzard récupère une commission sur la transaction au passage. Comme tous les joueurs qui ne se sont pas inventés une passion pour la série Diablo il y a quinze minutes le savent, le commerce d'objets de la série contre de la monnaie sonnante et trébuchante ne date pas d'hier et les serveurs de Diablo II sont encore à ce jour l'une des plus grosses scènes de ce que l'on appelle le real money trading.

Si l'on n'encouragera jamais ce genre de pratique - qui va à notre avis à l'encontre même du principe du jeu : chercher à devenir plus puissant au fil des combats -, l'arrivée de cette maison des enchères pour les fillettes qui ne sont pas capables de remporter leur équipement à la dure est en fait une bonne nouvelle. Les commerçants virtuels se retrouvent ainsi regroupés en troupeau dans un établissement qui leur est dédié, ce qui évite le mitraillage incessant de spam généré de manière incessante par ce genre de pratique à la noix dans Diablo II. Que Blizzard Entertainment en profite pour se remplir les poches de manière peu scrupuleuse au passage n'a pas grand-chose d'étonnant et est finalement assez logique lorsque l'on voit les sommes engrangées depuis plus d'une décennie par les pratiquants de ce business sur le précédent épisode de la série. Dans un monde parfait, on préfèrerait évidemment que le commerce d'objets soit simplement inexistant, mais dans un jeu complètement coopératif comme Diablo III, on avouera se moquer un peu de savoir si Bob le Barbare se sent exister parce qu'il a craqué son RMI pour acheter la dernière hache légendaire en vogue. Bref, beaucoup de bruit pour pas grand-chose une fois de plus surtout si l'on considère que la maison des enchères qui utilise de l'argent réel n'est même pas encore en ligne à l'heure actuelle.

Et puisque l'on parle d'être en ligne, autant revenir sur l'ultime polémique du lancement de Diablo III (et la seule à être réellement justifiée au final) : la nécessité d'être constamment en ligne pour profiter du jeu de Blizzard. Cette pratique n'est ni nouvelle ni franchement étonnante mais l'accessibilité simplement catastrophique du jeu lors de son lancement (et même quelques jours après) a prouvé une fois de plus à quel point il s'agissait toujours une très mauvaise idée. Toutes les justifications du monde ne nous empêchent pas de penser qu'un joueur qui vient de casser sa tirelire pour s'offrir une grosse boite collector sans avoir la moindre intention de jouer à plusieurs devrait pouvoir le faire sans avoir à souffrir des aléas d'internet. Qu'on le veuille ou non, en 2012, il arrive encore qu'une connexion foire, qu'un serveur soit décédé ou que le lag décide de nous pourrir la vie. Ce sont des problèmes que l'on accepte (en ronchonnant) sur les MMORPG ou les jeux à forte composante multijoueur parce qu'ils font partie du prix à payer pour profiter d'une expérience de jeu en ligne, mais pour un joueur solo à qui cette connexion aux serveurs de Blizzard n'apporte rien, c'est juste un mauvais moyen de camoufler un DRM. On avait déjà pointé du doigt ce genre de pratique à la sortie de The Settlers 7 et on ne voit pas trop de raison de changer d'avis aujourd'hui. Le lag, les déconnexions et le "patch-day no play" en solo, c'est non, et ce sera toujours non.

Cinématrique

Côté réalisation technique, Diablo III réalise un bilan "à la Blizzard" tout à fait louable : c'est beau sans être gourmand, les doublages sont de bonnes facture, les bruitages jouent parfaitement leur rôle et les cinématiques sont juste indécentes de beauté. Seule la musique nous a paru un brin décevante dans le lot, avec des compositions trop discrètes dès que l'on s'éloigne des classiques de la franchise. L'architecture du jeu est elle aussi globalement réussie, avec des actes bien épais même si l'arrivée du boss final nous a semblé tellement brusque sur le moment qu'on s'attendait à ce qu'il s'évapore dans un nuage de fumée pour revenir un peu plus tard. Comptez entre douze et quinze heures de matraquage de souris pour venir à bout du mode Normal en solitaire même si ce n'est évidemment que le début de l'aventure dans un Diablo, puisqu'il reste les modes Cauchemar, Enfer et le tout nouveau mode Inferno pour s'occuper au-delà. Pour être tout à fait franc, on a du mal à voir Diablo III répéter l'exploit de longévité de son prédécesseur mais c'est aussi parce qu'il s'agissait vraiment d'une réussite inégalable ; le nouveau hack and slash de Blizzard est indéniablement le seul à mériter d'être comparé à son ancêtre et il ne fait aucun doute que l'on y passera des centaines d'heures à tabasser des monstres juste pour assouvir une vague envie de toujours renouveler notre garde-robe.




Douze ans après, est-ce que Diablo III réussit l'exploit de succéder au maître incontesté du hack and slash ? Oui, dans le sens où ni la répétitivité ni le manque de profondeur inhérentes au genre ne nous empêchent pas de parcourir le monde du Sanctuaire pour quatre nouveaux actes remplis jusqu'à la gueule d'une violence certes basique mais toujours aussi jouissive. Beau et immédiatement prenant, le jeu de Blizzard Entertainment n'a guère de mal à confirmer la maîtrise du développeur sur ce milieu en nous couvrant d'XP, de loot et d'hémoglobine. La liesse générée par le gameplay n'empêche pas quelques zones d'ombre de venir semer le trouble, notamment à cause d'une volonté de pousser l'accessibilité du jeu au point de nuire parfois à l'emprise du joueur sur son propre destin. Si l'histoire n'a jamais eu autant d'importance que le mitraillage de clics gauches dans le milieu du hack and slash, on s'avouera tout de même assez déçu par la narration de Diablo III, qui arbore une écriture caricaturale pas franchement mémorable sauvée de justesse par des cinématiques toujours aussi extraordinaires. Mais ce seront peut-être les choix politiques de Blizzard sur le jeu qui feront le plus de bruit chez ses détracteurs, notamment à cause de cette étrange volonté de forcer les joueurs solitaires à rester constamment connectés pour profiter de leur achat. Quoiqu'il en soit, Diablo III reste un jeu fédérateur et indéniablement réussi, même s'il n'atteindra peut-être pas le statut de légende dont son prédécesseur a pu profiter pendant plus d'une décennie.
Les plus de Diablo III
  • Une action débridée imbattable
  • Décors très réussis, environnements variés
  • Des actes plutôt denses
  • Un bestiaire vraiment riche
  • La rejouabilité de la série encore boostée
  • Le côté All-Stars du casting
  • Quelques bonnes nouvelles idées
  • De la baston, de l'XP et du loot

Les moins de Diablo III
  • Certaines simplifications malvenues ou mal intégrées
  • Scénario stéréotypé, personnages caricaturaux
  • Trop de redites du second épisode


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MessagePosté le: 23.05.12 13:15    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant

Au terme d'un développement hésitant secoué par quelques polémiques, Blizzard devrait mettre à peu près tout le monde d'accord avec ce troisième volet épique et diablement bien pensé.
Diablo fait partie de ces titres figurant parmi les références quasi fondatrices de bon nombre de joueurs PC en plus d'avoir connu une postérité dont peu de jeux peuvent se targuer. Douze ans après le second volet, Blizzard a donc la lourde tâche de renouer avec le mythe chéri par toute une génération de joueurs aussi enthousiastes qu'inquiets à l'idée de fouler à nouveau les terres de Sanctuary. Car Blizzard North n'est plus et les temps ont changé. Entre respect de son héritage et trahison de nos glorieux souvenirs, Diablo III n'est donc absolument pas ce dont nous avons tant rêvé. Mais comment aurait-il pu l'être ? Au lieu de cela, il se contente humblement de n'être qu'un formidable jeu au cœur duquel épancher notre insatiable soif de puissance !


Diablo, tu m'avais tant manqué

Avant d'entrer dans le coeur du sujet, autant s'emparer d'emblée du principal motif de discorde entre les fans de la première heure et Blizzard Entertainment : la direction artistique. Elle aura saturé des milliers de threads et votre humble scribouillard s'était d'ailleurs rallié sans hésitation à ses plus farouches détracteurs. C'est vrai, World of Warcraft est passé par là, Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson aussi et cela se ressent du début à la fin du jeu. Surtout à la fin du jeu d'ailleurs. Mais rassurez-vous, même en l'ayant longuement déploré en sacrifiant des portées entières d'adorables chatons à la mémoire des frangins Schaefer et de David Brevik - le triumvirat de Blizzard North - on finit par tolérer ce changement de ton et même à lui reconnaître de sacrées réussites.

Diablo III n'est pas aussi noir, sanglant et malsain que nous l'espérions, c'est un fait. Mais il n'empêche que Blizzard a réalisé un excellent travail de design sur la plupart des environnements. Et si la lumière et la couleur semblent avoir retrouvé leur chemin jusqu'aux sombres terres de Sanctuary, l'obscurité s'est réfugiée dans ses cavernes et donjons. A de nombreuses occasions, le titre parvient ainsi à renouer avec l'atmosphère funeste et crasseuse attendue par les fans. Au moins en partie.



Ceci dit, venons en au fond de l'affaire (car tout le temps que je passe sur cet article, je ne le passe pas sur le jeu). Diablo, c'est quoi au juste ? Certains y voient un jeu aux mécaniques primaires où il ne s'agit somme toute que de trucider du monstre dans des couloirs en quête de loot à vous en faire péter l'inventaire. Et ils n'ont pas tout à fait tort. Mais alors comment se fait-il que tant de joueurs se passionnent pour quelque chose d'aussi sommaire ? La réponse est toute simple : l'inassouvissable soif de puissance. Un ressort que Blizzard maîtrise à la perfection. Ambiance, mécaniques de jeu, qualité de la réalisation mises de côté, le cœur du jeu est là.


La volonté de puissance
N'y allons pas par quatre chemins : Diablo est un jeu de grosbills et rien d'autre. On ne s'enfonce dans les tréfonds de ses obscurs donjons que pour en ressortir toujours plus fort et doté d'un équipement toujours plus rare et puissant. Dans l'optique, évidemment, d'aller se cogner contre des démons toujours plus nombreux et violents et ainsi de suite. Et comme ses prédécesseurs, voire mieux encore que ceux-là, Diablo III parvient à sans cesse attiser cette soif.

D'une part, le nombre et la variété des items éparpillés dans le jeu donne le vertige. Pièces d'armures, anneaux, armes de toutes sortes, amulettes, grimoires, le monde de Diablo III regorge de trésors magiques ou non. Ils sont de trois sortes : communs, rares et légendaires. Le but de tout joueur étant évidemment de ne s'équiper qu'avec ce qu'il y a de mieux et de moins accessible au premier grouillot venu. Pour vous donner une petite idée de la richesse du jeu de ce point de vue là


Et comme si cela ne suffisait pas à faire du joueur un vrai junkie, Blizzard introduit dans ce troisième volet un Hôtel des Ventes façon World of Warcraft. Le principe est simple : à l'instar d'un célèbre site de ventes aux enchères, le joueur peut y déposer sa marchandise, fixer un prix de départ et même un prix d'achat immédiat. De quoi passer des heures à éplucher les offres et s'enrichir en proposant ses dernières trouvailles. Seul bémol à cet outil bienvenu : l'arrivée prochaine d'un Hôtel des Ventes où la devise ne sera non plus virtuelle mais bien réelle avec, cela va de soi, un pourcentage ponctionné par Blizzard sur chaque vente. L'éditeur y trouve son intérêt. Mais quid du joueur ? Ce mélange des genres est, de notre point de vue, hautement préjudiciable à la cohésion et à l'équilibre du petit monde créé par Blizzard. Car, dès lors que l'économie du jeu devient perméable à celle de notre bas monde, il y a risque que le second pervertisse le premier. Triste non ?

Le deuxième ressort de cette constante envie de replonger dans les sombres donjons de Sanctuary, est évidemment la puissance propre de notre personnage. Et afin d'affiner encore cet autre élément moteur de la volonté de puissance, Blizzard a opéré un nombre conséquent de changements enrichissant les possibilités de personnalisation tout en accouchant d'un système plus intuitif. Le moment est donc venu pour notre second focus vidéo consacré, cette fois, au système d'évolution des cinq classes de personnages

Blizzard a donc considérablement changé sa formule gagnante depuis Diablo II. Les apports de ce troisième volet sont si nombreux qu'un seul article ne serait pas à même de tous les répertorier. Du reste, d'autres s'en sont déjà chargé avec force détails. Mais certains sont plus cruciaux que d'autres et méritent d'être mentionnés pour donner la mesure de l'excellent travail réalisé par Blizzard.


Artisanat et formation continue
Dans Diablo III, vous ne faites pas qu'acheter de nouveaux équipement ou les ramasser sur les corps de vos victimes, vous pouvez aussi recourir à un artisan pour les fabriquer à partir de matériaux essentiels. Et plutôt que de devoir partir en quête des éléments entrant dans la fabrication des précieux objets convoités, Blizzard a eu la bonne idée de doter le maître d'oeuvre d'un talent éco-responsable : celui de recycler vos objets en ressources. Une bonne manière d'en finir avec le déchirement de devoir se séparer de ses trésors de guerre en les gaspillant lors de fastidieuses purges d'inventaire.



Le forgeron mais aussi le joaillier, maître dans l'art de créer de puissantes gemmes avec lesquelles sertir certains équipements, ne sont pas des marchands comme les autres. Ils peuvent évoluer dans la maîtrise de leur art. En déboursant quantité d'or pour leur formation, le joueur peut ainsi améliorer leurs compétences et débloquer de nouveaux équipements ou gemmes à acheter à prix raisonnables. L'autre bonne idée c'est qu'ainsi formés, les artisans n'oublient pas leurs nouveaux savoirs et pourront en faire profiter tous vos personnages même en reprenant le jeu depuis le début.

Mais assez parlé de l'équipement (et pourtant il y aurait encore tant à dire sur le sujet). Diablo III engage quantité de réformes sur beaucoup d'autres terrains, à commencer par celui du gameplay. Car toute la difficulté du game design d'un jeu au principe aussi sommaire que celui-ci est justement de ne pas nuire à son efficacité par maniérisme tout en apportant assez de subtilités et de réglages astucieux pour emballer le baroudeur à qui on ne la fait plus

Gros Billy bien stuffé cherche partie à quatre
Bref vous devez l'avoir déjà vaguement compris, mais sous ses airs de suite bien dans ses pantoufles, Diablo III est en fait une somme de grands chambardements. Et le plus retentissant d'entre eux est sans conteste la place centrale faite au multijoueurs. C'est simple : Diablo III a été entièrement pensé autour du jeu en groupe. Via la plateforme Battle.net - à laquelle le jeu se connecte automatiquement - il est possible de rejoindre ou d'inviter des amis dans une partie. Le niveau des ennemis s'ajuste selon le nombre de joueurs - jusqu'à quatre - et dès l'apparition d'un entrant dans votre partie votre compagnon du moment se désistera. Et si votre liste d'amis est tristement désertée, il vous suffira d'ouvrir votre session au public pour recevoir le renfort de joueurs en quête d'aventure.



Plus qu'un simple additif à la Diablo II, le multijoueurs est ici le nerf de la guerre. Il a d'ailleurs été entièrement repensé : chaque joueur bénéficie de ses propres loots, chaque nouvel arrivant peut se téléporter auprès de ses compagnons d'armes en touchant la bannière de l'un d'entre eux, le PvP fera l'objet d'un mode de jeu séparé et autres corrections du même genre visant à privilégier la coopération aux petits vols mesquins de loots entre aventuriers et les règlements de compte qui s'en suivent. Du reste, il est tellement plus efficace de gagner du level à plusieurs qu'en solo qu'il s'agira d'un passage obligé pour atteindre les sommets auxquels vous aspirez.

De quoi décupler la durée du vie déjà très confortable du titre. Notre premier run s'est achevé en une bonne trentaine d'heures de jeu, en prenant le temps de consciencieusement explorer chaque zone visitée. Si on ajoute à cela les modes de difficulté Cauchemar, Enfer et Inferno pour les plus téméraires synonymes de mobs non seulement plus puissants et résistants mais aussi dotés de compétences plus nombreuses ou l'agencement aléatoire des donjons et des quêtes annexes à chaque nouvelle partie, il y a vraiment de quoi s'éterniser avec plaisir.


Surveiller et punir
Au point où nous en sommes surgit donc inévitablement LA question : Diablo III serait-il le hack'n'slash irréprochable ? Il s'en est fallu de peu mais la réponse est nein ! Outre ses choix de design discutables évoqués plus haut, l'obligation de rester connecté en permanence à internet, même en solo, a de quoi franchement agacer. D'une part, cela pose un vrai problème d'ordre éthique. Cette intrusion de Blizzard dans l'intimité de notre pratique du jeu est révoltante à bien des égards. Sous prétexte de protéger ses intérêts contre le piratage, la firme se dote d'un outil de surveillance et de contrôle qu'il convient de dénoncer et sur lequel nous aurons l'occasion de revenir le temps d'un article sur le sujet.



D'autre part, cette obligation est source de saccades plus ou moins gênantes épousant les soubresauts du transfert de données quand nous ne sommes pas tout simplement éjecté de notre partie quand la connexion au serveur s'interrompt pour une raison ou pour une autre. Serveurs qui, pour l'heure, ont un peu de mal à encaisser les embouteillages de connexions simultanées à certaines heures de pointe (erreur 37, toi-même tu sais).

Dommage car le jeu profite à son tour d'un travail d'optimisation aux petits oignons comme nous y habitue Blizzard depuis quelques temps déjà. Si les joueurs dotés d'une machine de guerre n'auront aucun mal à faire tourner le soft à fond les ballons, les autres aux configurations plus modestes s'en tireront également très bien au prix de quelques concessions. Tous s'accorderont en tout cas sur l'excellence de la réalisation. Vif, fluide, avec des zones de jeu grouillant d'ennemis de toutes tailles et colorées de myriades d'effets en tout genre, Diablo III n'est jamais aussi beau que lorsque la bataille fait rage. Son dynamisme visuel est un vrai bonheur au même titre que sa bande-son riche d'instrumentations variées accompagnant avec justesse les moments de fureur comme d'accalmie.



Enfin, l'autre motif de déception est narratif. On aura beau s'enthousiasmer en retrouvant plusieurs lieux, personnages amis et ennemis emblématiques de la licence, l'histoire s'avère malheureusement très convenue et stéréotypée. Tout est cousu de fil blanc, les coups de théâtre tombent très souvent à plat et le personnage de Léah, pourtant au cœur de l'intrigue, est tristement banal. L'origine de ses mystérieux pouvoirs est à ce titre une révélation sans le moindre retentissement. De ce point de vue là, Diablo III opère donc une régression d'autant plus regrettable qu'il y avait pourtant matière à proposer quelque chose de beaucoup plus captivant compte tenu de l'héritage dont il dispose.


Conclusion
Diablo III est un pur produit du Blizzard d'aujourd'hui, un titre post World of Warcraft, et cela se ressent dans toutes les composantes de jeu. Mais ce constat ne doit pas être entendu comme un reproche. Le savoir faire acquis par Blizzard au fil des années a grandement profité à ce troisième volet. D'une part ses mécaniques de jeu ont considérablement évolué et, de notre point de vue, dans le bon sens. Le système des compétences et des runes qui leur sont associées est à ce titre un exemple d'intelligence de game design en permettant une souplesse inédite dans l'approche de chaque classe de personnage. Et les évolutions pertinentes sont légion dans ce troisième volet auquel on ne peut en définitive pas reprocher grand chose du point de vue de ses mécaniques de jeu. Vif, brutal et spectaculaire, Diablo III est un modèle d'efficacité pour tous les hack'n'slash qui viendront après lui. Et ils auront fort à faire pour déloger les joueurs des terres de Sanctuary compte tenu de l'immense replay value dont jouit ce troisième chapitre de la saga. Bien entendu, Diablo III n'est pas exempt de tout reproche. On déplore ainsi cette fichue obligation de se connecter à Battle.net pour profiter du jeu et ce même en solo ! En plus de provoquer des ralentissements parfois très gênants voire, plus rarement, d'interrompre carrément la partie quand survient une déconnexion au serveur, cette mise en relation imposée avec Battle.net soulève un vrai problème éthique que Blizzard semble balayer d'un revers de main. Et puis on regrette que la narration ait à ce point régressé malgré une volonté de mettre en exergue quantité de lieux et personnages clefs de la saga. Enfin malgré une direction artistique qui continuera probablement de diviser les fans, la réalisation du titre est elle aussi exemplaire aussi bien d'un point de vue visuel que sonore. Bref, Diablo III, malgré quelques tares agaçantes voire révoltantes, surpasse incontestablement ses prédécesseurs.








Tellement + sur JeuxVideo.fr : Test Diablo 3 (PC, Mac) : 9/10 sur JeuxVideo.fr http://www.jeuxvideo.fr/jeux/diablo-iii/preview-test-diablo-iii.html#ixzz1v…


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MessagePosté le: 09.06.12 04:11    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant

Au terme d'un développement hésitant secoué par quelques polémiques, Blizzard devrait mettre à peu près tout le monde d'accord avec ce troisième volet épique et diablement bien pensé.
Diablo fait partie de ces titres figurant parmi les références quasi fondatrices de bon nombre de joueurs PC en plus d'avoir connu une postérité dont peu de jeux peuvent se targuer. Douze ans après le second volet, Blizzard a donc la lourde tâche de renouer avec le mythe chéri par toute une génération de joueurs aussi enthousiastes qu'inquiets à l'idée de fouler à nouveau les terres de Sanctuary. Car Blizzard North n'est plus et les temps ont changé. Entre respect de son héritage et trahison de nos glorieux souvenirs, Diablo III n'est donc absolument pas ce dont nous avons tant rêvé. Mais comment aurait-il pu l'être ? Au lieu de cela, il se contente humblement de n'être qu'un formidable jeu au cœur duquel épancher notre insatiable soif de puissance !


Diablo, tu m'avais tant manqué

Avant d'entrer dans le coeur du sujet, autant s'emparer d'emblée du principal motif de discorde entre les fans de la première heure et Blizzard Entertainment : la direction artistique. Elle aura saturé des milliers de threads et votre humble scribouillard s'était d'ailleurs rallié sans hésitation à ses plus farouches détracteurs. C'est vrai, World of Warcraft est passé par là, Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson aussi et cela se ressent du début à la fin du jeu. Surtout à la fin du jeu d'ailleurs. Mais rassurez-vous, même en l'ayant longuement déploré en sacrifiant des portées entières d'adorables chatons à la mémoire des frangins Schaefer et de David Brevik - le triumvirat de Blizzard North - on finit par tolérer ce changement de ton et même à lui reconnaître de sacrées réussites.

Diablo III n'est pas aussi noir, sanglant et malsain que nous l'espérions, c'est un fait. Mais il n'empêche que Blizzard a réalisé un excellent travail de design sur la plupart des environnements. Et si la lumière et la couleur semblent avoir retrouvé leur chemin jusqu'aux sombres terres de Sanctuary, l'obscurité s'est réfugiée dans ses cavernes et donjons. A de nombreuses occasions, le titre parvient ainsi à renouer avec l'atmosphère funeste et crasseuse attendue par les fans. Au moins en partie.



Ceci dit, venons en au fond de l'affaire (car tout le temps que je passe sur cet article, je ne le passe pas sur le jeu). Diablo, c'est quoi au juste ? Certains y voient un jeu aux mécaniques primaires où il ne s'agit somme toute que de trucider du monstre dans des couloirs en quête de loot à vous en faire péter l'inventaire. Et ils n'ont pas tout à fait tort. Mais alors comment se fait-il que tant de joueurs se passionnent pour quelque chose d'aussi sommaire ? La réponse est toute simple : l'inassouvissable soif de puissance. Un ressort que Blizzard maîtrise à la perfection. Ambiance, mécaniques de jeu, qualité de la réalisation mises de côté, le cœur du jeu est là.


La volonté de puissance
N'y allons pas par quatre chemins : Diablo est un jeu de grosbills et rien d'autre. On ne s'enfonce dans les tréfonds de ses obscurs donjons que pour en ressortir toujours plus fort et doté d'un équipement toujours plus rare et puissant. Dans l'optique, évidemment, d'aller se cogner contre des démons toujours plus nombreux et violents et ainsi de suite. Et comme ses prédécesseurs, voire mieux encore que ceux-là, Diablo III parvient à sans cesse attiser cette soif.

D'une part, le nombre et la variété des items éparpillés dans le jeu donne le vertige. Pièces d'armures, anneaux, armes de toutes sortes, amulettes, grimoires, le monde de Diablo III regorge de trésors magiques ou non. Ils sont de trois sortes : communs, rares et légendaires. Le but de tout joueur étant évidemment de ne s'équiper qu'avec ce qu'il y a de mieux et de moins accessible au premier grouillot venu. Pour vous donner une petite idée de la richesse du jeu de ce point de vue là, jetez donc un oeil au premier focus vidéo de cet article


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MessagePosté le: 09.06.12 04:11    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant

Et comme si cela ne suffisait pas à faire du joueur un vrai junkie, Blizzard introduit dans ce troisième volet un Hôtel des Ventes façon World of Warcraft. Le principe est simple : à l'instar d'un célèbre site de ventes aux enchères, le joueur peut y déposer sa marchandise, fixer un prix de départ et même un prix d'achat immédiat. De quoi passer des heures à éplucher les offres et s'enrichir en proposant ses dernières trouvailles. Seul bémol à cet outil bienvenu : l'arrivée prochaine d'un Hôtel des Ventes où la devise ne sera non plus virtuelle mais bien réelle avec, cela va de soi, un pourcentage ponctionné par Blizzard sur chaque vente. L'éditeur y trouve son intérêt. Mais quid du joueur ? Ce mélange des genres est, de notre point de vue, hautement préjudiciable à la cohésion et à l'équilibre du petit monde créé par Blizzard. Car, dès lors que l'économie du jeu devient perméable à celle de notre bas monde, il y a risque que le second pervertisse le premier. Triste non ?

Le deuxième ressort de cette constante envie de replonger dans les sombres donjons de Sanctuary, est évidemment la puissance propre de notre personnage. Et afin d'affiner encore cet autre élément moteur de la volonté de puissance, Blizzard a opéré un nombre conséquent de changements enrichissant les possibilités de personnalisation tout en accouchant d'un système plus intuitif. Le moment est donc venu pour notre second focus vidéo consacré, cette fois, au système d'évolution des cinq classes de personnages.


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MessagePosté le: 09.06.12 04:11    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant

Blizzard a donc considérablement changé sa formule gagnante depuis Diablo II. Les apports de ce troisième volet sont si nombreux qu'un seul article ne serait pas à même de tous les répertorier. Du reste, d'autres s'en sont déjà chargé avec force détails. Mais certains sont plus cruciaux que d'autres et méritent d'être mentionnés pour donner la mesure de l'excellent travail réalisé par Blizzard.


Artisanat et formation continue
Dans Diablo III, vous ne faites pas qu'acheter de nouveaux équipement ou les ramasser sur les corps de vos victimes, vous pouvez aussi recourir à un artisan pour les fabriquer à partir de matériaux essentiels. Et plutôt que de devoir partir en quête des éléments entrant dans la fabrication des précieux objets convoités, Blizzard a eu la bonne idée de doter le maître d'oeuvre d'un talent éco-responsable : celui de recycler vos objets en ressources. Une bonne manière d'en finir avec le déchirement de devoir se séparer de ses trésors de guerre en les gaspillant lors de fastidieuses purges d'inventaire.



Le forgeron mais aussi le joaillier, maître dans l'art de créer de puissantes gemmes avec lesquelles sertir certains équipements, ne sont pas des marchands comme les autres. Ils peuvent évoluer dans la maîtrise de leur art. En déboursant quantité d'or pour leur formation, le joueur peut ainsi améliorer leurs compétences et débloquer de nouveaux équipements ou gemmes à acheter à prix raisonnables. L'autre bonne idée c'est qu'ainsi formés, les artisans n'oublient pas leurs nouveaux savoirs et pourront en faire profiter tous vos personnages même en reprenant le jeu depuis le début.

Mais assez parlé de l'équipement (et pourtant il y aurait encore tant à dire sur le sujet). Diablo III engage quantité de réformes sur beaucoup d'autres terrains, à commencer par celui du gameplay. Car toute la difficulté du game design d'un jeu au principe aussi sommaire que celui-ci est justement de ne pas nuire à son efficacité par maniérisme tout en apportant assez de subtilités et de réglages astucieux pour emballer le baroudeur à qui on ne la fait plus. C'est donc l'objet du troisième et dernier focus vidéo de ce test :


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MessagePosté le: 09.06.12 04:11    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant

Gros Billy bien stuffé cherche partie à quatre
Bref vous devez l'avoir déjà vaguement compris, mais sous ses airs de suite bien dans ses pantoufles, Diablo III est en fait une somme de grands chambardements. Et le plus retentissant d'entre eux est sans conteste la place centrale faite au multijoueurs. C'est simple : Diablo III a été entièrement pensé autour du jeu en groupe. Via la plateforme Battle.net - à laquelle le jeu se connecte automatiquement - il est possible de rejoindre ou d'inviter des amis dans une partie. Le niveau des ennemis s'ajuste selon le nombre de joueurs - jusqu'à quatre - et dès l'apparition d'un entrant dans votre partie votre compagnon du moment se désistera. Et si votre liste d'amis est tristement désertée, il vous suffira d'ouvrir votre session au public pour recevoir le renfort de joueurs en quête d'aventure.



Plus qu'un simple additif à la Diablo II, le multijoueurs est ici le nerf de la guerre. Il a d'ailleurs été entièrement repensé : chaque joueur bénéficie de ses propres loots, chaque nouvel arrivant peut se téléporter auprès de ses compagnons d'armes en touchant la bannière de l'un d'entre eux, le PvP fera l'objet d'un mode de jeu séparé et autres corrections du même genre visant à privilégier la coopération aux petits vols mesquins de loots entre aventuriers et les règlements de compte qui s'en suivent. Du reste, il est tellement plus efficace de gagner du level à plusieurs qu'en solo qu'il s'agira d'un passage obligé pour atteindre les sommets auxquels vous aspirez.

De quoi décupler la durée du vie déjà très confortable du titre. Notre premier run s'est achevé en une bonne trentaine d'heures de jeu, en prenant le temps de consciencieusement explorer chaque zone visitée. Si on ajoute à cela les modes de difficulté Cauchemar, Enfer et Inferno pour les plus téméraires synonymes de mobs non seulement plus puissants et résistants mais aussi dotés de compétences plus nombreuses ou l'agencement aléatoire des donjons et des quêtes annexes à chaque nouvelle partie, il y a vraiment de quoi s'éterniser avec plaisir.


Surveiller et punir
Au point où nous en sommes surgit donc inévitablement LA question : Diablo III serait-il le hack'n'slash irréprochable ? Il s'en est fallu de peu mais la réponse est nein ! Outre ses choix de design discutables évoqués plus haut, l'obligation de rester connecté en permanence à internet, même en solo, a de quoi franchement agacer. D'une part, cela pose un vrai problème d'ordre éthique. Cette intrusion de Blizzard dans l'intimité de notre pratique du jeu est révoltante à bien des égards. Sous prétexte de protéger ses intérêts contre le piratage, la firme se dote d'un outil de surveillance et de contrôle qu'il convient de dénoncer et sur lequel nous aurons l'occasion de revenir le temps d'un article sur le sujet.



D'autre part, cette obligation est source de saccades plus ou moins gênantes épousant les soubresauts du transfert de données quand nous ne sommes pas tout simplement éjecté de notre partie quand la connexion au serveur s'interrompt pour une raison ou pour une autre. Serveurs qui, pour l'heure, ont un peu de mal à encaisser les embouteillages de connexions simultanées à certaines heures de pointe (erreur 37, toi-même tu sais).

Dommage car le jeu profite à son tour d'un travail d'optimisation aux petits oignons comme nous y habitue Blizzard depuis quelques temps déjà. Si les joueurs dotés d'une machine de guerre n'auront aucun mal à faire tourner le soft à fond les ballons, les autres aux configurations plus modestes s'en tireront également très bien au prix de quelques concessions. Tous s'accorderont en tout cas sur l'excellence de la réalisation. Vif, fluide, avec des zones de jeu grouillant d'ennemis de toutes tailles et colorées de myriades d'effets en tout genre, Diablo III n'est jamais aussi beau que lorsque la bataille fait rage. Son dynamisme visuel est un vrai bonheur au même titre que sa bande-son riche d'instrumentations variées accompagnant avec justesse les moments de fureur comme d'accalmie.



Enfin, l'autre motif de déception est narratif. On aura beau s'enthousiasmer en retrouvant plusieurs lieux, personnages amis et ennemis emblématiques de la licence, l'histoire s'avère malheureusement très convenue et stéréotypée. Tout est cousu de fil blanc, les coups de théâtre tombent très souvent à plat et le personnage de Léah, pourtant au cœur de l'intrigue, est tristement banal. L'origine de ses mystérieux pouvoirs est à ce titre une révélation sans le moindre retentissement. De ce point de vue là, Diablo III opère donc une régression d'autant plus regrettable qu'il y avait pourtant matière à proposer quelque chose de beaucoup plus captivant compte tenu de l'héritage dont il dispose.


Conclusion
Diablo III est un pur produit du Blizzard d'aujourd'hui, un titre post World of Warcraft, et cela se ressent dans toutes les composantes de jeu. Mais ce constat ne doit pas être entendu comme un reproche. Le savoir faire acquis par Blizzard au fil des années a grandement profité à ce troisième volet. D'une part ses mécaniques de jeu ont considérablement évolué et, de notre point de vue, dans le bon sens. Le système des compétences et des runes qui leur sont associées est à ce titre un exemple d'intelligence de game design en permettant une souplesse inédite dans l'approche de chaque classe de personnage. Et les évolutions pertinentes sont légion dans ce troisième volet auquel on ne peut en définitive pas reprocher grand chose du point de vue de ses mécaniques de jeu. Vif, brutal et spectaculaire, Diablo III est un modèle d'efficacité pour tous les hack'n'slash qui viendront après lui. Et ils auront fort à faire pour déloger les joueurs des terres de Sanctuary compte tenu de l'immense replay value dont jouit ce troisième chapitre de la saga. Bien entendu, Diablo III n'est pas exempt de tout reproche. On déplore ainsi cette fichue obligation de se connecter à Battle.net pour profiter du jeu et ce même en solo ! En plus de provoquer des ralentissements parfois très gênants voire, plus rarement, d'interrompre carrément la partie quand survient une déconnexion au serveur, cette mise en relation imposée avec Battle.net soulève un vrai problème éthique que Blizzard semble balayer d'un revers de main. Et puis on regrette que la narration ait à ce point régressé malgré une volonté de mettre en exergue quantité de lieux et personnages clefs de la saga. Enfin malgré une direction artistique qui continuera probablement de diviser les fans, la réalisation du titre est elle aussi exemplaire aussi bien d'un point de vue visuel que sonore. Bref, Diablo III, malgré quelques tares agaçantes voire révoltantes, surpasse incontestablement ses prédécesseurs.





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Tellement + sur JeuxVideo.fr : Test Diablo 3 (PC, Mac) : 9/10 sur JeuxVideo.fr http://www.jeuxvideo.fr/jeux/diablo-iii/preview-test-diablo-iii.html#ixzz1x…


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MessagePosté le: 18.05.16 07:59    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC Répondre en citant

Merci pour la partage des informations. voir etui galaxy s7 coque galaxy s7

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:00    Sujet du message: Test : Diablo 3 sur PC

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