La derniere croisade : forum de guilde Index du Forum


Vidéo-Test de Max Payne 3 : l'action à l'état pur

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    La derniere croisade : forum de guilde Index du Forum -> autres -> divers
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
ericnouveau
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 15 Aoû 2009
Messages: 25 129
Localisation: toulouse
grade dans la guilde: mg
Masculin
Point(s): 61 249
Moyenne de points: 2,44

MessagePosté le: 19.05.12 14:57    Sujet du message: Vidéo-Test de Max Payne 3 : l'action à l'état pur Répondre en citant

En se réappropriant Max Payne à sa sauce, Rockstar accouche de son jeu d'action le plus pur, gigantesque fuite en avant ponctuée de moments épiques.

En l'espace de deux épisodes, les Max Payne avaient su marier des mécaniques de shooter novatrices à une qualité d'écriture alors sans concurrence dans le genre. Sous l’influence du roman noir et de l'esthétique du film d'action, la série s'était forgé une identité unique, funeste histoire de vengeance portée par le talent narratif de Remedy. C'est dire l'ampleur de la tâche qui attendait Rockstar sur ce Max Payne 3, forcément très attendu : les créateurs de Gran Theft Auto sauraient-ils rester fidèles à l'esprit de la franchise et reprendre à leur compte les mécaniques des épisodes précédents ? Malgré le recadrage inévitable du scénario dans un registre qui s'éloigne du roman noir des débuts, Max Payne 3 réussit un mélange détonnant entre fictions typiques de Rockstar - gangsta bling bling - et forces narratives de l'original.


Max à la ramasse

Au terme du second épisode, on avait quitté Max lessivé, torturé par la mort de sa femme et de son enfant. Depuis lors il écume les bars des bas-fonds new-yorkais, noyant son désespoir et ses pulsions suicidaires dans l'alcool. Cette base scénaristique crépusculaire a tout du cadeau empoisonné pour Rockstar : comment raviver le flamme d'un récit qui semblait épuisé jusqu'à la moelle comme son héros ? Les scénaristes n'avaient d'autres choix que la rupture : douze années ont passées depuis le second épisode, interstice pendant lequel Max a rendu son badge et plongé dans la déprime. Dès l'entame, on le découvre garde du corps d'une riche famille brésilienne, au beau milieu d'une floor party de la jet-set locale : un job a priori peinard qui, forcément, ne tarde pas à virer au cauchemar.



Comment le taciturne Max Payne a-t-il accepté de sortir de sa retraite new-yorkaise pour se retrouver parmi les riches et célèbres de São Paulo ? C'est tout le mystère d'une histoire qui porte immanquablement la marque de Rockstar - récit qui prise le choc violent des cultures (ici USA vs. ripoux brésiliens), peuplé de crapules capitalistes et autres gangsters en pleine ascension sociale. Dans ce nouveau contexte, Max Payne n'est plus que l'ombre de lui-même, vidé de cet esprit de vengeance qui motivait le récit des premiers épisodes : l'intrigue, il la subira désormais comme il encaisse les coups, avec la dignité des loosers magnifiques.



Coupé de son environnement naturel - New-York, le roman noir - le personnage de Max Payne devient un action hero déphasé et brutal, traversant l'aventure sans compassion pour la misère qui l'entoure. Un recadrage étonnant de la part de Rockstar, qui vide l'histoire d'un peu de sa substance d'origine en l'inclinant vers une atmosphère à la GTA - forçage de trait et violence gratuite compris. Sans être contre toute évolution par principe, on pourra regretter cette orientation, moins émouvante que tournée vers la seule action et les dialogues « bien troussés ». La structure du récit s'avère en revanche plutôt captivante, morcelant le récit entre flashback et flashforward : une construction stimulante qui entretient le mystère et orchestre quelques rebondissements savoureux sur les 8 à 10 heures que dure le jeu



Level-design remarquable

Des ruelles new-yorkaise aux intérieurs clinquants d'une discothèques select, les décors saisissent par leur sens aigu du détail authentique : un souci d'autant plus marquant que le récit de Max Payne ne tient littéralement pas en place, faisant de chaque chapitre l'occasion d'un dépaysement - mention spéciale pour le bidonville de São Paulo, véritable tour de force visuel immergeant le joueur dans une misère bariolée. Mais le plus surprenant dans l'affaire, c'est l'habileté avec laquelle Rockstar renouvelle son approche du level-design pour investir la petite échelle propice à l'action : l'itinéraire s'inscrit dans le décor de manière crédible et souvent inventive, immergeant le joueur dans des espaces surprenants.



On regrettera juste que le frame-rate se tasse notablement lors des scènes les plus chargées, passant parfois sous les 24 fps ; à l'occasion, certains environnements se montreront également moins inspirés, comme cette énième base militaire aux textures ternes, noyées dans une purée de pois. Mais ces quelques griefs ne pèsent pas lourd au regard de la finition du titre, globalement satisfaisante, qui brille notamment par un travail assez prodigieux sur l'animation. Jamais prise en défaut, elle résout chaque chute de façon crédible et s'adapte à toutes les configurations du décor - balustrade, escalier, couloir étriqué -, offrant de goûter les conséquences physiques des fusillades dans le détail. Une kill cam permet d'ailleurs de dérouler au ralenti ce moment fatidique de la chute de l'ennemi, comme pour mieux profiter d'un moteur physique à toute épreuve.


Pureté de l'action et mise en scène constante

S'il est un point sur lequel Max Payne 3 reste fidèle à la série, c'est bien sur le plan de l'action. Clé de voute des fusillades, le pouvoir de freiner le temps ravive le projet central de la série : une célébration du beau geste, ce moment climactique que le ralenti compose en un gracieux ballet aérien. Outre le plaisir formel qu'il suscite lors des chorégraphies improvisées, entre voltige des corps et destruction du décor, le ralenti a également son intérêt ludique : il permet de gérer le danger qui deviendra vite ingérable lors des derniers niveaux. Chaque nouveau chapitre comporte en effet son lot de complications - ennemis plus nombreux et mieux protégés - mobilisant tout l'arsenal, des armes de poings au fusil à pompe. Nouveauté bien pratique, un système de couverture permet de temporiser l'action et de monter sa jauge de ralenti - à l'usage limité - avant de rebasculer en bullet-time, pouvoir grisant dont il semble impossible de lasser.



Autre pilier de l'action, les transitions entre cinématiques et séquences jouable sont d'une fluidité surprenantes : presque indécelables, elles produisent un étrange effet de continuité, comme si le récit s'infiltrait de toute part dans le champs de jeu. Exemple de cette narration "intégrée" : aux commandes d'un Max grièvement blessé, le joueur perd la main l'espace d'une seconde, le temps d'un appui contre le mur sous l'effet de la douleur, avant de repartir de plus belle. Son équipier l'a devancé, provocant une fusillade hors champs dont le joueur découvre les dégâts lorsqu'il rejoint l'action. Souvent imperceptible comme dans cette scène, le script orchestre une subtile mise en scène au cœur même de l'action, prolongeant la narration sans casser l'immersion : un travail d'orfèvre.


Après le solo...

Pour prolonger le plaisir, un mode Arcade offre de rejouer les 14 chapitres du solo en visant le high-score - chaque kill gratifiant de points, avec combo à la clé. Sorte de time-attack du cru, le mode New York Minute propose quant à lui de boucler ces même niveaux en temps compté, obligeant à optimiser son parcours. Des rallonges sympathiques auxquelles s'ajoute de nouveaux modes multijoueurs - en chacun pour soi ou match en équipe ; un projet audacieux qui se devait de concilier la mécanique du ralenti et le jeu à plusieurs. De façon surprenante, le mélange s'opère naturellement sur la base d'une idée simple : les joueurs dans notre champs visuel seront "touchés" par notre ralenti, les autres en seront épargnés.

Affectés négativement, les ennemis tirent et rechargent moins vite, tandis que les alliés bénéficient du même boost de vitesse que nous. Sitôt intégrée, cette mécanique devient vite un outil de base lors des fusillades qui profitent également d'un level-design bien pensé, multipliant les approches et le jeu sur la verticalité. Citons également cet autre mode astucieux proposant à deux joueurs de survivre dans la peau de Max et de son acolyte contre les assauts de tous. Sans être le premier atout de Max Payne 3, son versant multijoueur assez classique n'en est pas moins plaisant et suffisamment riche pour mériter l'attention des amateurs.


Conclusion
S'il s'en trouvera pour regretter la nouvelle tournure du scénario - loin de l'esprit "roman noir" des origines - Max Payne 3 n'en est pas moins un brillant jeu d'action, tant dans ses mécaniques ludiques que dans son effort constant de narration. Le gimmick du "ralenti" y est toujours essentiel, outil jouissif qui permet de figer l'action en un ballet meurtrier. Mais ce qui frappe le plus, c'est encore la fluidité de l'ensemble, cette façon d'inscrire discrètement la narration dans le corps même de l'action ; fusillades tendues et mise en scène se passent ainsi le relai dans une fuite en avant qui ne connait pas de temps mort. En invitant Max Payne dans son univers de gangsters bigger than life, Rockstar manque peut-être le chef d’œuvre espéré mais livre son jeu d'action le plus pur à ce jour : difficile de passer à côté


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 19.05.12 14:57    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
ericnouveau
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 15 Aoû 2009
Messages: 25 129
Localisation: toulouse
grade dans la guilde: mg
Masculin
Point(s): 61 249
Moyenne de points: 2,44

MessagePosté le: 09.06.12 04:15    Sujet du message: Vidéo-Test de Max Payne 3 : l'action à l'état pur Répondre en citant

Fortement inspiré des scènes au ralenti du cultissime film Matix, le premier Max Payne a révolutionné le jeu d’action à la troisième personne au début des années 2000. Pour la première fois dans un jeu vidéo, le joueur pouvait flinguer des méchants avec style, en prenant le temps d’ajuster ses tirs et en laissant la caméra tourner autour de lui. Si la parenté du bullet time revient aux frères Wachowski, c’est le studio finlandais Remedy qui l’a popularisé sur nos machines. Mais la patte Max Payne, c’est aussi un récit dramatique, mélancolique, raconté avec classe par l’intermédiaire de cases de bande dessinée. Tout a concouru à faire de ce titre un jeu culte qui donna un film d’une grande médiocrité et aujourd’hui, un troisième volet.Tonnerre sous les tropiquesA la fin de Max Payne 2 : The Fall of Max Payne, nous avions quitté Max à l’état d’épave humaine. Un homme brisé par une vie qui s’était amusée à lui prendre celles qu’il aimait le plus : sa femme, leur bébé puis la sulfureuse Mona Sax. Dix ans après, les choses n’ont pas tellement changé si ce n’est l’équipe de développement, les gars de Remedy ayant vendu leur précieuse licence.




En 2012, on retrouve notre ancien flic du NYPD dans un état tout aussi lamentable. Rongé par l’alcool et la dépression, notre martyr est sauvé du fond du trou par un vieil ami lui proposant un boulot dans ses cordes : devenir le garde du corps d’une fortune brésilienne. Ce n’est donc pas dans un New York hivernal mais dans la moiteur de Sao Paulo que l’on retrouve Max. Et comme souvent en sa présence, les choses dégénèrent : la femme de son patron se fait enlever par un gang local et c’est à vous de la retrouver. Bien entendu, les choses se complexifient avec le temps, le scénario étant beaucoup plus dense et mature que laissait croire son synopsis.

Pour autant, il faut parfois s’accrocher durant les cut-scenes : les cases façon BD qui faisaient le charme des premiers jeux sont remplacées par des cinématiques vulgaires à la GTA. Les dialogues futiles sont nombreux, des filtres et effets graphiques inutiles viennent polluer l’écran et les sous-titres sont trop petits pour être lus avec confort. Malgré tout on se laisse happer par cette histoire bien ficelée, multipliant les flashbacks pour comprendre toutes les subtilités, sur 14 chapitres offrant une durée de vie bien au-delà des huit heures syndicales. Surtout, l’utilisation du moteur graphique dans la narration aide à passer de l’histoire au gameplay en douceur, avec une transition à peine perceptible. Un plus pour l’immersion. Boulet-timeInstallé confortablement dans le siège du précurseur avec le premier Max Payne, le troisième volet doit désormais faire face à une nouvelle concurrence aussi nerveuse que lui si ce n’est plus. Depuis sa sortie, nous avons découvert l’amusant Total Overdose, l’explosif Stranglehold de John Woo dans le genre action débridée et les références incontournables Gears of War et Uncharted dans le jeu de tir à la troisième personne. Dans un genre très concurrentiel, que peut encore apporter Max Payne?

De la nostalgie déjà, puisque les ficelles de la série sont reprises avec soin pour flatter le fan. Max Payne retrouve son bullet time fétiche avec R3 (pour ralentir l’action) et peut faire un saut à vitesse réduite tout en tirant avec R1 (il peut alors rester à terre pour flinguer en traitre). La « bullet cam » qui tourne autour de la dernière victime exécutée en met toujours plein la vue, et les développeurs n’ont pas cédé à la mode de la vie auto-régénérée. Comme dans le temps, la barre de vie s’épuise à chaque balle prise et il faut avaler des analgésiques pour en regagner. N’étant plus vraiment habitués à cette technique, le jeu est d’une difficulté assez sévère. Attendez-vous à mourir plus d’une fois !




Pour compenser cette difficulté d’un autre temps, les développeurs ont implémenté un tir de la dernière chance. Quand vous êtes mortellement touché, l’action ralentit et laisse quelques secondes à Max pour abattre son exécuteur. Si vous y parvenez, votre barre de vie remonte et vous pouvez finir le travail. Et pour faire entrer la série dans l’ère actuelle, les auteurs ont offert à notre ex-flic un système de couverture ultra-efficace. Planqué derrière un élément du décor, il est plus facile d’ajuster un ennemi sans risquer de se prendre une bastos entre les deux yeux. Paradoxalement, la couverture devient vite un reflexe plus utile que l’utilisation du bullet time, au final moins efficace pour rester en vie. Max Payne 3 se rapproche alors d’un jeu d’action moderne très classique, dans la lignée des cadors de la catégorie.

Il ne faut pas bouder son plaisir pour autant. L’action rythmée est spectaculaire (l’interaction avec le décor y est pour beaucoup), le personnage est fidèle à lui-même (toujours au mauvais endroit au mauvais moment) et les scènes d’action mémorables sont prenantes et parfois inattendues. Seulement voilà, on a souvent l’impression que Max Payne 3 est un suiveur et plus le leader de sa catégorie comme avant. Les temps changent comme disait Solaar...La Payne MaximaleLe scénario tendu comme un slip en bas des chevilles n’est que la partie visible de l’iceberg. Max Payne 3 regorge d’objets et d’indices à trouver dans les niveaux et de défis à remplir pour votre satisfaction personnelle. Et une fois au générique de fin, il vous en restera encore sous le coude.

Comme un Call of Duty, le jeu est scindé en trois parties : l’histoire, l’arcade et les modes multijoueurs. On vient d’en finir avec l’histoire alors attardons nous sur les deux autres modes. L’arcade vous offre un challenge supplémentaire en solo : attaquez le score en améliorant vos performances sur des niveaux de la campagne ou tentez de battre le chrono dans « La Minute New Yorkaise ». Dans cette partie, le chronomètre affiche une minute en début de manche et liquider des ennemis vous fait gagner des secondes supplémentaires. L’objectif étant évidemment de tenir le plus longtemps possible en éradiquant la vermine. Amusant quelques instants, le mode arcade atteint vite ses limites. Ce qui n’est pas le cas des modes multijoueurs – la plus grosse nouveauté de ce troisième volet.




On peut compter sur trois modes : le classique Match à Mort (chacun pour soi ou en équipe), le mode Payne Maximale et le mode Guerre des Gangs. Le mode Payne Maximale est une sorte de survival de lequel le premier joueur à faire une victime se transforme en Max Payne, sa proie devenant son vieux pote Raul. Les deux doivent alors coopérer et survivre le plus longtemps possible aux assauts des gangsters. Le gangster qui arrive à tuer l’un des deux héros prend alors sa place et ainsi de suite jusqu’à la fin de la manche. Celui qui a le plus de points a gagné.

L’aspect communautaire est vraiment présent dans le mode Guerre des Gangs. Deux gangs de huit joueurs s’affrontent sur une série de cinq missions scénarisées dont l’issue d’une partie a des répercussions sur les prochaines. En clair, les différents objectifs (assassinat, démolition, livraison, affrontement…) s’enchainent selon un arc scénaristique modifié en fonction des performances de votre équipe. Les parties sont alors pleines de surprises et plus variées que la moyenne, une douzaine d’objectifs différents étant disponibles. Votre équipe gagne d’inévitables points d’expérience permettant de débloquer des équipements, des armes, des compétences spéciales, des objets et des avatars. Le jeu étant compatible avec le Social Club de Rockstar, on imagine que la communauté répondra présent et que l’éditeur se chargera d’animer des soirées spéciales.

test écrit par Vincent


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:32    Sujet du message: Vidéo-Test de Max Payne 3 : l'action à l'état pur

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    La derniere croisade : forum de guilde Index du Forum -> autres -> divers Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  


|video guilde |<calendrier guilde |jeu detente |Album Photo | Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation