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Test Silent Hill : Downpour - PlayStation 3

 
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ericnouveau
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MessagePosté le: 06.04.12 16:23    Sujet du message: Test Silent Hill : Downpour - PlayStation 3 Répondre en citant




Désormais confiée à un développeur différent à chaque nouvel épisode, la série Silent Hill est très sollicitée en ce moment : un premier opus multijoueur nomade, des portages HD des meilleurs épisodes PS2 et, enfin, l'humide Downpour annoncé depuis bientôt deux ans. Entre les mains du studio tchèque Vatra, l'aventure du bagnard Murphy Pendleton arrive-t-elle à surprendre l'arpenteur vétéran de la ville maudite ? Pas assez, malheureusement.
A moins de n'avoir de n'avoir rien compris aux thématiques de la série, les fans de Silent Hill savent que les prisons mentales peuvent être aussi éreintantes que les pires pénitenciers. Le protagoniste principal de Downpour, Murphy Pendleton, n'a vraiment pas de bol puisqu'il cumule les deux. Incarcéré pour des raisons inexpliquées pendant une bonne partie de l'aventure, ce père de famille aux émotions et à la violence contenues se retrouve libéré par accident lors de son transfert en bus vers un autre établissement. Comme par hasard, le crash a lieu aux portes de la ville maudite de Konami, reflétant toutes les angoisses et les tourments de ses visiteurs. Sensible au vertige, effrayé par l'eau et fuyant la vérité, Murphy va donc devoir affronter toutes ces phobies en essayant d'échapper à la police en même temps qu'à l'influence surnaturelle de Silent Hill.

Au premier abord, Downpour ressemble à un drôle de mélange des mauvais éléments des derniers épisodes de la saga. Les armes de mêlée se détériorent comme dans The Room ou Origins, les combats et la réalisation rappellent le triste Homecoming, les phases de poursuite stressantes et les coups d'oeil derrière l'épaule viennent tout droit de Shattered Memories. Les développeurs ont beau avoir essayé d'ajouter quelques idées "maison" (le lancer d'objets, la garde, les phases en équilibre), on a bien du mal à voir autre chose qu'un tableau peu inspiré et visuellement fade lors des premières heures de jeu. Devoir subir régulièrement de grosses saccades de frame rate, des ralentissements, un affichage de textures aléatoire et des I.A. adverses risibles n'encourage pas spécialement à continuer ce voyage en enfer, dont les quelques qualités mettent du temps à se dévoiler.

Downpour Lonesome Cow-Boy

Très dirigiste sans être passionnant à suivre au départ, Downpour laisse au bout d'une poignées d'heures une plus grande liberté d'exploration et plusieurs objectifs annexes appréciables au joueur curieux. Bon nombre d'objets et d'indices n'auront en effet aucune utilité pour la trame principale de l'histoire, mais permettront de résoudre des énigmes facultatives et de remplir des objectifs parallèles, avec des munitions / kits de soin ou d'autres trésors moins matériels à la clé. On aura par exemple l'occasion de libérer des oiseaux bleus pour découvrir un pan réduit du passé de Murphy, de traquer des signes ésotériques, de collecter des tableaux ou encore de trouver de la nourriture pour un clochard afin de pouvoir emprunter le réseau des égouts pour se déplacer plus rapidement à travers la ville.

Souvent bien écrites et suffisamment variées pour donner envie de s'y atteler, les sous-quêtes automatiquement répertoriées dans un carnet demandent pas mal d'exploration, un bon sens de l'orientation (malgré les points d'interrogation s'affichant sur la carte) et de la jugeotte, au même titre que les énigmes de l'histoire principale. Si elles ne sont pas aussi tordues que celles des trois premiers épisodes de la saga, elles font partie des bons aspects du jeu et peuvent d'ailleurs être rendues plus ou moins difficiles dans les options. La même règle s'applique aux combats, malheureusement nettement moins réussis à cause d'une prise en main inutilement compliquée, d'ennemis imbéciles et une caméra irritante au possible lorsqu'on se sert du lock.

The Fool On The Hill

Même en optant au maximum pour la fuite, un certain nombre de situations imposent la castagne avec des séquences un peu beat'em all, alors que les rixes ne sont pas un point fort et que la philosophie initiale de la série n'allait pas du tout dans cette direction. Pour rester dans le domaine des ratés, les passages dans la dimension maléfique sont assez décevants car basés en majorité sur des poursuites par un vortex rouge bizarre, des chutes prévisibles et des glissades façon toboggan. Il y a bien quelques lieux, paysages mentaux et autres trouvailles visuelles - qu'on ne gâchera pas tant elles sont rares - particulièrement ingénieux dans le lot, mais l'autre monde de Downpour reste assez mal exploité. Au point d'en devenir presque moins intéressant que sa version normale, plongée dans un brouillard parfois fâché avec le clipping, qui laisse régulièrement place à des averses pouvant se transformer en gros orages, multipliant les chances de rencontrer des ennemis au design différent de d'habitude mais finalement bien convenu.

Cela joue forcément sur l'ambiance du titre, misant plus sur le frisson facile du train fantôme à l'éclairage stroboscopique que sur le malaise permanent. Le manque de personnages au caractère marqué ou à l'identité trouble, leurs liens presque inexistants avec Silent Hill ou le côté beaucoup trop prévisible ou faussement tarabiscoté de l'intrigue ne jouent pas en faveur de l'immersion dans cet univers réapproprié par Vatra. Le studio s'est pourtant appliqué à glisser de nombreuses références à l'histoire de la saga, jusque dans les morceaux des anciens épisodes grésillant parfois dans les transistors éparpillés sur le chemin. Il faut d'ailleurs saluer le travail du compositeur Daniel Licht, qui remplace avec les honneurs l'ancien maestro Akira Yamaoka. La seule véritable faute de goût de la partition est d'avoir laissé Korn commettre la chanson-titre, générique au possible.









A trop vouloir regrouper les éléments - parfois discutables - des opus précédents, Vatra peine à insuffler une personnalité propre à ce Silent Hill : Downpour, pourtant pas totalement à l'ouest au demeurant. La progression plus libre et l'ajout important de missions facultatives bien conçues sont pour beaucoup dans l'attrait de cet épisode tchèque, également convaincant sur le plan des énigmes et de certains environnements marquants, en plus de ne pas reprendre des lieux emblématiques de la série. Il aurait juste fallu soigner davantage des parties techniques et ergonomiques un peu honteuses, une atmosphère et une intrigue trop faibles, ainsi qu'un feeling général légèrement bancal ou téléphoné.
Les plus de Silent Hill : Downpour
  • Des énigmes bien vues
  • Les quêtes annexes
  • Quelques trouvailles visuelles
  • L'exploration assez libre
  • Les musiques réussies...

Les moins de Silent Hill : Downpour
  • ... mais pourquoi du Korn ?
  • Une histoire mal fichue
  • La sensation de déjà vu
  • Ambiance en demi-teinte
  • Les combats gauches
  • Techniquement à la ramasse


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MessagePosté le: 06.04.12 16:23    Sujet du message: Publicité

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