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Test de jeu / PS3 / Silent Hill : Downpour

 
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ericnouveau
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MessagePosté le: 24.03.12 01:04    Sujet du message: Test de jeu / PS3 / Silent Hill : Downpour Répondre en citant

Le mois Silent Hill continue ! Calé entre Silent Hill : HD Collection (en test sur PlayFrance) et Silent Hill : Book of Memories à venir sur PlayStation Vita, Downpour apporte une pluie de fraicheur sur PlayStation 3. Le studio tchèque Vatra Games succède aux américains de Double Helix Games à la tête de ce chapitre inédit, après l’amusant mais oubliable Homecoming. Pour le studio l’enjeu est donc double : prouver que Konami a raison d’externaliser en Occident l’une de ses licences phares et - plus difficile - redonner ses lettres de noblesse à une série en perte de vitesse depuis son troisième épisode. C’est pas moi, c’est MurphyL’histoire de ce Silent Hill : Downpour nous plonge dans l’uniforme de Murphy Pendleton, un prisonnier apparemment comme un autre purgeant sa peine dans une prison américaine. Celui que l’on contrôlera durant l’aventure se lève un matin pour son transfert vers un autre établissement, surveillé de prêt par Anne Marie Cunningham, une matonne à qui on ne la fait pas. Tout se déroule comme prévu quand le chauffeur du bus transportant les détenus donne un grand coup de volant pour éviter un obstacle sur la route. Plongé dans un plan d’eau au fond d’un ravin, Murphy se réveille, seul, sans menottes, au milieu des débris. Perdu au milieu de nulle part, notre tolard va errer jusqu’à la première ville qu’il croise : Silent Hill.




Le début du jeu est assez déroutant et ne donne pas l’impression d’être dans un épisode de la célèbre saga. On se retrouve en forêt en soirée, la lumière naturelle vaguement masquée par le brouillard, à chercher notre chemin jusqu’à l’évasion. On traverse des zones sauvages, des petits commerces, on prend le téléphérique, on explore des mines… Il faut pratiquement deux heures pour fouler les pavés de la ville maudite. Comme vous le savez, on ne visite jamais la fameuse ville de Silent Hill par hasard. Cette bourgade américaine est un aimant pour les âmes tourmentées, pour tous ceux qui ont quelque chose à se reprocher. Murphy est forcément de ceux-là et la raison de son emprisonnement vous sera divulguée en temps voulu, tout comme la prétendue haine d’Anne Marie à son égard. Comme toujours, le scénario de Silent Hill tient en haleine jusqu’au dénouement final porteur d’un twist comme M. Night Shyamalan les affectionne. A vrai dire, c’est plus l’histoire que le gameplay qui nous pousse à poursuivre l’aventure plus d’une heure.

En bon survival horror, le jeu alterne entre phases d’exploration, énigmes et combats contre des créatures difformes. Pour la phase d’exploration, on retient surtout un désagréable sentiment de vide provoqué par l’absence quasi-généralisée de musiques. Pourtant le gros point fort des premiers épisodes de la série, ce Downpour oublie de nous plonger dans une ambiance angoissante en n’utilisant que trop rarement les mélodies appropriées. En intérieur ou en extérieur, le travail autour des sons peine à insuffler la peur… Sur la partie énigme en revanche la réputation de la série n’est pas usurpée et les différentes combinaisons, mécanismes et puzzles demandent plus de réflexion que la moyenne. C’est une bonne chose, d’autant qu’on peut modifier la difficulté générale des casse-têtes. Pour la partie combat, c’est là que le bât blesse...Kicking in the rainLa série Silent Hill n’a jamais été réputée pour ses affrontements et ce n’est pas ce chapitre qui fera exception à la règle. En fait, le jeu combine les (mauvaises?) idées de Silent Hill : Origins et de Silent Hill : Shattered Memories, à savoir les armes destructibles et la fuite contre un ennemi pénible.




Dans les lieux clos, des monstres vous bloquent le passage et vous êtes plus ou moins obligé de les tuer avec les moyens du bord. Tout ce qui est en surbrillance peut être utilisé comme une arme sur l’ennemi : pierre, clé à molette, planche, pioche, hache… On ne peut transporter qu’un objet à la fois et comme ces items n’ont aucune indication de force et de résistance, on ne sait jamais vraiment quand notre pioche va nous lâcher et si elle fait plus de dégâts qu’une chaise. Ce handicap digéré, il faut supporter les coups sans grande conviction de Murphy, pourtant un ex-prisonnier a priori habitué à se battre. Le gars frappe comme une fillette et comme les ennemis peuvent eux-aussi se protéger, les affrontements se résument à de l’attaque / défense comme on le ferait dans Fight Night. On envoie trois coups – dont deux se heurtent à la garde de l’adversaire - et on se protège de l’attaque ennemie jusqu’à ce qu’il reprenne sa position neutre pour recommencer ça. Le pire, c’est que la caméra qui verrouille automatiquement les cibles se cogne aux murs dans les espaces confinés et perd la tête lorsque plusieurs ennemis nous tombent dessus en même temps…

A l’extérieur, il est préférable de fuir comme dans le prétendu remake du premier Silent Hill. Downpour en possède d’ailleurs la vue rétroviseur (et l’inutile ouverture progressive des portes) afin de regarder à quelle distance est notre poursuivant. Les monstres sont nombreux, rapides, vous accrochent comme des sangsues et les combats sont trop poussifs pour s’y risquer. Ce n’est de toute façon pas en pleine rue que vous trouverez un objet pour vous défendre alors autant se barrer. Signalons que les monstres de cet épisode sont de très loin les moins flippants de la série. Entre des goules sorties de Resistance et des zombies griffus échappés de Forbidden Siren, nous sommes à des années-lumière du côté dérangeant du bestiaire de 1999.




La partie la plus stressante se trouve évidemment dans le monde altéré, quand la zone bascule en temps réel vers un enfer humide, et qu’une sorte de trou noir nous poursuit sans relâche. Il faut alors prendre ses jambes à son cou sous peine d’être désagrégé, quitte à glisser sur les toboggans improvisés qui apparaissent pour cela. Cette course contre la mort est trippante sans provoquer une peur bleue non plus : en cas de mort, un checkpoint nous fera reprendre juste avant le grand saut…Outre les sauvegardes automatiques et récurrentes, Silent Hill succombe aussi à deux modes actuelles : la présence d’objectifs secondaires qui poussent à l’exploration et des choix moraux à certains moments qui influent sur la fin du jeu. Proche des dix heures la première fois, l’aventure doit donc être retentée pour tout découvrir. De ce côté-là au moins, le compte est bon.

test écrit par Vincent




  • Graphismes6 / 10
    L'Unreal Engine employé dans le jeu souffre de retards d'affichage de textures et de saccades récurrentes lors des micro-chargements, mais le tout est compatible avec la 3D stéréoscopique.
  • Jouabilité6 / 10
    Les phases d'exploration sont convenables mais les combats sont globalement ratés : la caméra fait des siennes, les coups sont faibles, les armes fragiles et les affrontements se résument à de l'attaque / défense. Fuyez plutôt !
  • Son4 / 10
    La patte de la série - connue pour le superbe travail d'Akira Yamaoka - est méconnaissable. Les musiques sont aussi rares que quelconques et seul l'ennui vous accompagne dans votre exploration.
  • Durée de vie8 / 10
    Comptez pratiquement une dizaine d'heures pour en faire le tour une première fois et le double si vous voulez découvrir tous les secrets de Murphy.
  • Fun6 / 10
    L'aventure vaut le coup d'être parcourue pour son histoire mais le bestiaire est grotesque et les combats tellement décevants qu'il faut parfois s'accrocher.

• L'histoire intéressante
• Les poursuites infernales
• Les énigmes à la hauteur

• Les combats plutôt ratés
• Les musiques trop rares
• Le jeu ne fait jamais peur

6.5 / 10Verdict
Ce n'est pas avec ce Silent Hill : Downpour que la série reviendra à son plus haut niveau. Si l'histoire est intéressante à suivre et plutôt surprenante sur la fin, le gameplay qui l'accompagne est entaché par des combats brouillons et des passages d'exploration qui ne font jamais peur. Les énigmes plutôt fines et les moments stressants dans le monde altéré ne suffisent pas à rendre le jeu meilleur que les précédents volets. Encore un épisode qui divisera les fans.


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MessagePosté le: 24.03.12 01:04    Sujet du message: Publicité

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