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Test Metal Gear Solid Snake Eater 3D

 
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MessagePosté le: 17.03.12 03:04    Sujet du message: Test Metal Gear Solid Snake Eater 3D Répondre en citant


Il appartient aux oeuvres indépassables de la génération PlayStation : Metal Gear Solid 3 : Snake Eater s'offre un légitime coup de chiffon, sept ans après l'original, dans une conversion 3DS aussi attendue par les fans qu'épiée par les sceptiques. Il faut dire que le titre, d'une richesse peu commune, comptait également comme l'un des plus beaux jeux de son support. Son passage en miniature, et en relief de surcroît, n'était donc pas gagné d'avance... mais la mue s'est finalement faite. Dans la douleur ?
A une époque où le nom de Solid Snake évoquait chez les joueurs un émoi comparable à celui de Justin Bieber chez les adolescentes mal dans leur peau, Konami lançait, en 2005, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater sur PS2. Au faîte de sa popularité, le facétieux Hideo Kojima prenait à contre-pied les fans qui attendaient la suite chronologique de Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty, et retournait un bon demi-siècle en arrière, pour explorer les jeunes années de Big Boss, le père génétique du héros au bandana.

Sept ans après l'opus PS2, lequel avait d'ailleurs fait l'objet d'une réédition corrigée, on retrouve donc l'oeuvre culte de Kojima dans le creux de la main, intacte. On pourrait même aller plus loin : si le portage de jeu vidéo figurait dans le dictionnaire, il renverrait probablement vers cet épisode, fidèle en tous points à l'original au niveau du contenu. Même histoire, même déroulement, mêmes personnages, mêmes musiques, cette adaptation diffère uniquement sur des détails mineurs (Yoshi remplace les grenouilles Kerotan) qui n'altèrent ou ne renouvellent en rien l'oeuvre originale. Paresse ou respect du travail d'époque ? Toujours est-il qu'il faut saluer la performance : c'est bien l'un des titres les plus ambitieux des 10 dernières années qu'on va pouvoir emporter aux toilettes.

Un camouflage réussi

Et c'est naturellement du côté de la réalisation qu'on ira s'assurer de tous les efforts consentis par Kojima Productions, mais aussi du potentiel de la 3DS, pour restituer l'expérience originale avec un soin rare. Metal Gear Solid 3 était une référence sur PS2 ? Il tourne comme un charme sur 3DS, ou presque. Les steppes russes, cousues de marais hostiles, de vallons étroits, de plateaux touffus et de fougères salvatrices, sont reproduites ici sans grande concession visible, du moins si l'on excepte celles d'époque (aspect couloir marqué, et un découpage en zones assez régulier). Crochets dehors, un serpent tentateur nous glisse contre la cuisse, un crocodile menace, l'oeil endormi sous la vase, un lapin s'enhardit à narguer votre lame, à quelques centimètres d'une sentinelle ennemie... la prison organique de Snake n'a rien perdu de sa richesse, de sa dangerosité, de sa splendeur fascinante. En un mot comme en cent, c'est impressionnant.

Est-ce à dire que la technique du jeu est irréprochable ? Certainement pas, surtout quand on se paie des chutes de frame rates vertigineuses à occasions régulières, plus particulièrement lors des alertes (mention spéciale aux explosions de grenades). Les pros du sneaking objecteront, en puristes, qu'il suffit de ne pas se faire repérer, mais c'est hélas plus facile à dire qu'à faire, surtout sans stick analogique pour diriger la caméra (lire plus bas). Un léger scintillement atténue également la finesse d'ensemble, tout comme quelques textures (celles des marais, par exemple) vraiment fadasses, qui semblaient pour le coup bien plus agréables dans nos souvenirs. Enfin, plus gênant peut-être, on note un léger effet de "pop up" de certains éléments dans l'environnement, comme les fougères qui "poussent" par magie à quelques mètres de notre personnage. Pas génial.

En contrepartie, le titre pose un petit cachet Next Gen sur les modélisations de visages lors de cinématiques, qui ont profité d'une nécessaire séance de maquillage. Déjà terriblement expressifs, les traits de Naked Snake apparaîssent un chouia plus fins, plus nets, tout comme ceux de ses acolytes (Eva, Volgin, et surtout The Boss). Mais le principal "bonus" vis-à-vis de la version originale réside, on s'en doute, dans la possibilité d'afficher l'écran de jeu en 3D. Une option qui n'apporte pas grand-chose dans l'absolu, mais qui confère un supplément d'immersion lors de phases d'infiltration dans les herbes hautes, lesquelles se détachent au premier plan. Certaines cinématiques profitent, elles aussi, de l'affichage relief sur certains éléments : les frelons de The Pain, les balles du Patriot de The Boss, etc. Rien d'indispensable, cependant, d'autant que l'effet de flou rémanent, et la très sensible perte de luminosité inhérente à la technologie, s'avèrent parfois gênants pour repérer des patrouilles dans la jungle.

Le chemin de croix (directionnelle)

On ne peut hélas pas se montrer aussi élogieux envers la jouabilité, dont on savait qu'elle se ferait dans la douleur, faute de second stick analogique sur la machine. Metal Gear Solid : Peace Walker et Metal Gear Solid : Portable Ops sur PSP avaient déjà préparé le terrain, mais il faut se rendre à l'évidence : jouer à MGS 3DS n'est pas agréable, surtout quand on a connu l'original. La caméra se dirige avec les quatre boutons de la console, avec des raccourcis sur la croix directionnelle. Bas pour s'accroupir (pression prolongée pour s'allonger), haut pour grimper aux échelles, ouvrir des portes et porter des corps, et enfin gauche et droite pour accéder à l'inventaire.

Vous vous en doutez, à moins d'être un poulpe, il faut donc lâcher le stick (qui contrôle le personnage) pour réaliser les trois quarts des actions de jeu. Pénible, donc, de courir vers une échelle, d'ouvrir une porte dans la précipitation, ou même de s'allonger après une roulade. C'est d'autant plus déroutant qu'il faut répéter la même commande pour l'annuler. Il faut ainsi faire bas pour... se relever. Logique.

Quant à la caméra, elle se révèle aussi capricieuse qu'on le craignait, surtout dans les premières heures. Par la suite, on arrive à retrouver ses sensations de jeu et à se repérer dans les cartes. Oui, l'infiltration "à la Metal Gear" est toujours possible, bien aidée, c'est vrai, par une intelligence artificielle qui accuse le poids des ans. A l'inverse, les phases d'alertes et de courses-poursuites sont bien plus délicates à gérer, et l'on se retrouve systématiquement à foncer tête baissée face à des gardes en dehors de notre champ de vision. Malgré sa caméra libre héritée de Subsistence, c'est bien les défauts de Snake Eater que se coltine cet opus 3DS.

Seule solution dans ces cas-là, passer à la caisse pour s'offrir le fameux circle pad, qui fera alors office de second stick analogique. Un achat un peu forcé, mais qu'il faudra considérer néanmoins, tant il règle pour de bon tous les errements évoqués plus haut - c'est bien simple, vous pouvez ajouter un point à la note en bas de cette page. Les quatre boutons de façade récupèrent leur utilisation traditionnelle : s'accroupir avec B, recharger avec X, etc. Il est également possible d'ajuster la sensibilité des deux sticks, pour plus de précision en vue à la première personne. On gagne en dynamisme, on repère mieux les sentinelles autour de soi, on profite enfin de la visée manuelle. Bref, ça change tout.

Souriez !

Et même si Metal Gear Solid Snake Eater 3D ne brille pas par ses caméras, on appréciera tout de même quelques petits ajouts qui rendent l'expérience un poil plus aisée. L'inventaire, mais aussi les menus de soins et de repas sont par exemple affichés dans l'écran inférieur. D'un seul touché du doigt, ou du stylet, on arrive dans le menu correspondant, ce qui rend ces indispensables allers-retours un peu plus digestes. Dommage, tout de même, que les icônes de raccourcis soient si rikiki : les gros doigts ouvriront régulièrement le mauvais menu sans le vouloir.

La liste de mouvements a également profité de son passage sur portable, puisqu'on s'aperçoit que Snake peut désormais se déplacer accroupi, et avancer en vue à la première personne. Dans le même ordre d'idée, on peut à présent opter pour trois différentes visées : FPS, TPS automatique, et enfin une caméra épaule tout droit issue de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots. En fonction des situations, chacune à son utilité ; mais en l'absence de circle pad pour viser, l'option automatique reste à privilégier, notamment pour éliminer certains boss (Ocelot).

De façon plus anecdotique enfin, Snake Eater 3D propose de fabriquer ses propres camouflages en prenant des photos avec sa console. Pas vraiment infaillible, aussi bien au niveau esthétique que du gameplay, le système se révèle pourtant suffisamment efficace pour calquer une texture sur les vêtements de Snake : prenez un pull noir en photo pour jouer les missions de nuits, c'est imparable. Oubliez en revanche tous les modes de jeux annexes (le boss battle, ou même le mode en ligne introduit par Subsistence). MGS 3D se contente seulement de l'aventure principale, soit à la fois le minimum... et l'essentiel.
77.0
Bon



Il avait fallu Subsistence pour apprécier Snake Eater sur PS2, et il vous faudra le circle pad pour savourer sa conversion sur 3DS à sa juste valeur. Le constat peut paraître cruel, mais ce n'est pourtant rien face à la frustration constante de ne pouvoir explorer les possibilités d'un titre hors du commun, et qui reste aujourd'hui un indispensable du jeu d'infiltration. Evidemment, ce n'est pas tant Konami, qui réalise un portage quasi-parfait, que la 3DS qui est ici à blâmer - d'autant qu'on arrive, bon gré mal gré, à s'immerger dans cette fiction militaire complexe, folle et puissante. Mais il était dit qu'on ne s'offrirait pas si facilement une expérience aussi atypique que celle-ci, sans avoir à en payer le prix fort. Si un serpent vous tend une aussi jolie pomme, la croquerez-vous ?
Les plus de Metal Gear Solid Snake Eater 3D
  • Une aventure hors du commun
  • Des boss exceptionnels
  • Des environnements variés
  • Des situations jubilatoires
  • Une conversion soignée et complète

Les moins de Metal Gear Solid Snake Eater 3D
  • Jouabilité aux boutons pénible
  • Quelques baisses de frame rate
  • L'intelligence artificielle montre son âge


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MessagePosté le: 17.03.12 03:04    Sujet du message: Publicité

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